Mercredi 4 novembre 2026, Bob Dylan a été reçu au Vatican par le pape Léon XIV. Le chanteur américain, âgé de 85 ans et prix Nobel de littérature, a surtout retenu l’attention pour sa tenue, très éloignée du costume attendu pour une audience au palais apostolique.

Bob Dylan avait opté pour un sweat-shirt noir à capuche, porté sous une veste sombre, avec une casquette et des gants en cuir. Face à lui, le souverain pontife, âgé de 71 ans, portait sa tenue blanche traditionnelle. Le contraste entre les deux hommes a été relevé par de nombreux observateurs.
Si Léon XIV a souhaité recevoir l’auteur de Blowin’ in the Wind, c’est en raison d’un passage de son ouvrage. En juillet 2026, dans la préface de Disarmata e disarmante. La paix est un don, publié par la Librairie éditrice vaticane, le pape avait cité des paroles de Knockin’ on Heaven’s Door, non, plutôt de Go Away You Bomb, un texte de protestation écrit par le chanteur en 1963, en pleine guerre froide. Ce morceau évoque la menace nucléaire et la responsabilité de l’homme dans la fabrication et la manipulation de la bombe atomique, un thème proche des prises de position du pape contre le réarmement.
Qu’est-ce qui a motivé la rencontre entre le pape et Bob Dylan ?
L’audience, décrite comme brève, a été ponctuée de salutations et de quelques échanges teintés d’humour, selon Vatican News. Léon XIV, qui a récemment été opéré d’un nodule au poumon, a offert un chapelet à Bob Dylan. Le chanteur lui a remis en retour un exemplaire de son autobiographie, Chroniques : Volume 1, publiée en 2004.
Ce n’est pas la première rencontre entre le musicien et un souverain pontife. En 1997, il avait déjà croisé Jean-Paul II à Bologne, lors du Congrès eucharistique national, devant près de 300 000 jeunes. Après avoir interprété plusieurs de ses titres, dont Knockin’ on Heaven’s Door, il avait échangé quelques mots avec le pape polonais.
Quel a été l’impact de la rencontre entre le pape et Jérôme Kerviel ?
Rencontrer le pape peut laisser une empreinte durable, comme l’a raconté Jérôme Kerviel. Le 19 février 2014, l’ancien trader de la Société générale avait été reçu par le pape François sur la place Saint-Pierre, à Rome. Une entrevue de quelques instants, dont il a évoqué à plusieurs reprises l’importance dans son parcours personnel.
À l’époque, il traversait une période particulièrement difficile après sa condamnation dans l’affaire de la Société générale. Il avait sollicité cette rencontre par l’intermédiaire de son avocat. Dans une interview accordée au Parisien Magazine en 2016, il revenait sur ce moment : « Il m’a libéré de mes chaînes. » Il expliquait que l’idée de mettre fin à ses jours avait disparu après cette rencontre. À la sortie du Vatican, il avait quitté Rome à pied pour une longue marche de plusieurs mois, jusqu’à la frontière française, où il s’est rendu à la police pour un retour en prison.