Chapô : Le Dr Susan Bullman, chercheuse au MD Anderson Cancer Center, met en lumière le lien entre santé intestinale et risque de cancer, notamment chez les jeunes. Elle préconise un régime riche en fibres et en produits entiers, tout en dénonçant les dangers des aliments ultra-transformés.
- Une alimentation riche en fibres et en aliments entiers peut réduire le risque de cancer du côlon.
- Il faut limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et privilégier les produits naturels.
- Les probiotiques comme le kéfir contribuent à la santé intestinale.
- Il est important d’adopter de bonnes habitudes alimentaires pour préserver sa santé.

Une recherche sur la santé intestinale et le cancer
Alors que l’incidence du cancer du côlon augmente chez les personnes de moins de 45 ans, la Dre Susan Bullman étudie l’impact d’une bonne santé intestinale sur cette tendance inquiétante. Directrice de recherches au MD Anderson Cancer Center, elle souligne que « ces personnes sont souvent en très bonne santé – elles font de l’exercice, elles sont en bonne forme physique ». Toutefois, malgré un régime alimentaire généralement nutritif, beaucoup peinent à atteindre la quantité quotidienne recommandée de fibres.
Bullman observe qu’« il peut être difficile d’atteindre la quantité quotidienne recommandée de fibres et de vitamines » face à une offre excessive d’aliments peu nutritifs dans les supermarchés. Les snacks transformés nuisent à la production de mucus protecteur dans l’intestin, facilitant ainsi pour des microbes nuisibles leur passage dans le système sanguin.
Manger sain pour prévenir le cancer
Elle avertit également que certaines barres protéinées se présentent comme saines alors qu’elles sont souvent ultra-transformées. En se basant sur ses recherches, Bullman recommande une alimentation riche en fibres provenant d’aliments comme les lentilles et les haricots. Ces choix alimentaires contribuent non seulement à nourrir des alliés bactériens bénéfiques dans nos intestins mais aussi à réduire le risque de cancer du côlon et cancers buccaux.
Pour illustrer son propos, elle déclare : « Si vous considérez votre intestin comme un lotissement, vous voulez que l’immobilier soit occupé par ces microbes bénéfiques ».
Les habitudes alimentaires de Susan Bullman
Pour démarrer sa journée avec une meilleure dose de fibres et protéines naturelles, Bullman apprécie les flocons d’avoine aux fruits. Bien qu’un apport quotidien recommandé soit fixé à 25 grammes pour les femmes et 38 grammes pour les hommes, alors que beaucoup consomment moins de 10 grammes, elle affirme que « j’ai souvent du raisin et des bananes pour essayer d’y apporter un peu plus de fibres ».
Dans ses repas principaux, Bullman privilégie aussi des sources essentielles telles que le poulet grillé accompagné légumes variés riches en nutriments. Concernant certains produits alimentaires désignés comme « hyperprotéinés » , elle alerte : « Vous verrez des choses comme des céréales riches en protéines. mais ces produits peuvent être plus mauvais qu’ils n’en ont l’air ».
Des probiotiques au quotidien
Finalement, pour améliorer son bien-être intestinal encore davantage lors des smoothies matinales ou autres collations patrimoniales, Bullman choisit le kéfir au lieu du lait classique afin d’accroître son apport probiotique. Elle conseille aux consommateurs d’examiner attentivement l’étiquette des produits pour récolter plusieurs types de microbes healthy : « Vous ne voulez pas vous contenter d’un seul microbe ; vous voulez vous assurer qu’il s’agit d’une communauté ».
Ces recommandations soulignent l’importance croissante accordée à notre assiette face à un cadre socio-environnemental toujours plus polluant où il est vital momentané encourager une réflexion proactive vis-à-vis nutritionnelle prise par tous.