Brenna Frey, associée du cabinet Skadden, démissionne après l’annonce d’un accord controversé avec l’administration de Donald Trump. Cet accord prévoit la fourniture de 100 millions de dollars en services juridiques pro bono pour des causes soutenues par le président. Frey exprime son indignation face à cette décision et marque sa solidarité avec les collègues révoltés.
- Brenna Frey, associée de Skadden, démissionne après l'annonce d'un accord controversé avec l'administration Trump.
- L'accord prévoit la fourniture de 100 millions de dollars en services juridiques pro bono pour des causes soutenues par Trump.
- Frey qualifie l'accord de « dealbreaker » et exprime sa solidarité avec les collègues révoltés.
- D'autres associés, comme Rachel Cohen, critiquent également ce choix et démissionnent.

Brenna Frey démissionne suite à un accord controversé
Le président Donald Trump a annoncé un accord avec le cabinet d’avocats Skadden, Arps, Slate, Meagher & Flom, provoquant la démission de Brenna Frey, une associée au bureau de Washington D.C. Dans une déclaration, elle a qualifié cet accord de « dealbreaker », car il a été conclu pour éviter des actions exécutives punitives similaires à celles infligées à d’autres cabinets comme Paul Weiss et Wilmerhale. Frey a signalé qu’elle travaillait dans le domaine juridique depuis plus d’une décennie et qu’elle était choquée que Skadden choisisse un chemin préventif au lieu de défendre l’État de droit.
Skadden promet 100 millions de dollars en services pro bono
L’accord stipule que Skadden fournira 100 millions de dollars en services juridiques pro bono aux causes soutenues par Trump. Le cabinet s’est également engagé à ne pas « s’engager dans une discrimination illégale liée à la DEI » (diversité, équité et inclusion). Cette initiative a suscité des critiques parmi les employés qui estiment qu’elle compromet l’intégrité du cabinet. « L’accord a été annoncé, et c’est tout pour moi », a déclaré Frey, précisant qu’elle n’envisageait pas sa démission jusqu’à cette annonce.
Des appels à la solidarité font face aux décisions du cabinet
Dans sa lettre de démission publiée sur LinkedIn, Brenna Frey décrit l’accord comme une « tentative folle » sacrifiant l’état de droit au profit d’une protection individuelle. Elle souhaite montrer sa solidarité envers ses collègues qui pourraient être retenus par leur situation financière ou leurs responsabilités familiales. Elle explique : « Je sais qu’il y a encore des gens dans le cabinet qui ne peuvent pas partir… Ceux qui ont besoin de rembourser leurs prêts facultaires ou soutiennent leur famille. Je savais que ces gens ne peuvent pas s’exprimer… il était important pour moi que cela soit public.
Rachel Cohen aussi critiquée ce choix et démissionne
Brenna Frey cite également Rachel Cohen, une autre ancienne associée chez Skadden qui avait déjà exprimé son désaccord avant elle lors d’une précédente démission ce mois-ci. Cohen avait également plaidé pour que les grands cabinets prennent position contre les décrets pris par Trump. Cohen souligne : « Brenna – vous et bien d’autres êtes la raison pour laquelle je n’aurai jamais honte… malgré la détermination du leadership à essayer de ruiner le nom de l’entreprise ». Cela montre un front uni parmi ceux qui sont sceptiques face aux accords passés par certains acteurs majeurs du secteur légal avec l’administration actuelle.
D’autres entreprises choisissent résistance plutôt que compromis
Face aux actions exécutives ciblant plusieurs grands cabinets d’avocats ainsi que leurs avocats réduits ou interdits d’accéder à des contrats gouvernementaux, certaines entreprises comme Jenner & Block et Wilmerhale ont choisi une voie différente en poursuivant ces décisions devant les tribunaux. Ces compétences judiciaires ont porté fruit puisque deux juges ont émis des ordonnances temporaires arrêtant ces mesures protectrices choisies auprès des clients via un traitement préférentiel sous ordre présidentiel actuel. Frey espère maintenant que davantage d’entreprises se tourneront vers celles refusant cette complaisance envers administration actuelle afin promouvoir véritablement l’idéal juridique : « J’espère qu’ils se tourneront vers les entreprises qui ont riposté contre cette violation plutôt que celles ayant choisi acquiescer ».