L’aéroport d’Heathrow perturbe 200 000 passagers suite à un incendie électrique
- Heathrow, aéroport le plus fréquenté d'Europe, a fermé en raison d'un incendie électrique.
- 200 000 passagers ont été perturbés par l'incident.
- Le PDG de l'aéroport, Thomas Woldbye, a dormi pendant les premières heures critiques.
- Woldbye a expliqué qu'il ne savait pas que son téléphone était en mode silencieux.

En mars, l’aéroport de Londres Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a fermé pendant plusieurs heures en raison d’un incendie dans une sous-station électrique. Cet incident a perturbé les voyages de 200 000 passagers et a mis en lumière des problèmes de gestion parmi les dirigeants de l’aéroport.
Incident du 21 mars
Le 21 mars, peu après minuit, une panne de courant majeure s’est produite : plusieurs systèmes essentiels ont perdu leur alimentation tandis que d’autres fonctionnaient sur des sources d’énergie récipiendaires.
Manque de communication
Toutefois, le PDG de l’aéroport, Thomas Woldbye, n’était pas joignable durant les premières heures critiques. Des tentatives pour le contacter ont été effectuées par le chef de l’exploitation, Javier Echave, mais sans succès.
Retard dans la prise de conscience
Woldbye a finalement pris connaissance des événements vers 6 h 45, environ cinq heures et demie après que la décision de fermer l’aéroport avait été prise par Echave. Le PDG a expliqué qu’il n’avait pas réalisé que son téléphone était en mode silencieux pendant son sommeil : « Je ne savais pas que mon téléphone était passé en mode silencieux », a-t-il déclaré.
Recommandations pour l’amélioration
Bien que cette absence ait pu augmenter la pression durant la crise, Woldbye et Echave ont convenu que la décision d’arrêter les opérations n’aurait pas changé même si le PDG avait été présent. Un examen indépendant dirigé par Ruth Kelly, ancienne secrétaire aux transports britanniques et membre du conseil d’administration de Heathrow, a recommandé des améliorations au système de notification des situations critiques.
Au total, 27 recommandations ont été formulées pour améliorer la gestion des incidents futurs. Kelly note : « Bien que la perturbation ait été importante, les choix alternatifs ce jour-là n’auraient pas changé considérablement le résultat ». Elle souligne également que l’aéroport avait prévu des plans d’urgence efficaces et insiste sur l’importance future des investissements dans la résilience énergétique.
Un rapport complet émanant du Réseau national du système énergétique est prévu pour fin juin afin d’apporter davantage de clarté concernant cet incident marquant.