Elon Musk affirme que former le robot Optimus de Tesla, c'est " comme élever un tout-petit "

Elon Musk a comparé l’entraînement d’Optimus, le robot humanoïde de Tesla, à l’éducation d’un tout-petit. Lors de la conférence téléphonique avec les investisseurs consacrée aux résultats de l’entreprise, mercredi, le patron du constructeur de voitures électriques a aussi indiqué que la production du robot avait commencé.

Elon Musk affirme que former le robot Optimus de Tesla, c’est » comme élever un tout-petit «

Selon Elon Musk, la pénurie de données d’entraînement rend l’apprentissage d’Optimus comparable à celui d’un jeune enfant. Il a rappelé que les modèles de conduite autonome de Tesla peuvent s’appuyer sur les données collectées par sa vaste flotte de véhicules. Le robot, lui, doit apprendre en observant des humains accomplir des tâches, puis en s’exerçant lui-même, un processus proche de celui des êtres humains.

« Vous le voyez avec un tout-petit : au début, il est un peu chancelant et ne sait pas faire les choses, puis il finit par apprendre à se nettoyer seul après être allé aux toilettes, ce qui est une grande étape », a déclaré Elon Musk aux investisseurs. « Ils apprennent à lire et à faire toutes sortes de choses, et ils apprennent cela en jouant. Nous avons réellement besoin qu’Optimus joue à grande échelle pour qu’il soit vraiment performant dans les tâches du monde réel », a-t-il ajouté.

Une « Optimus Academy » pour produire des données

Tesla est en train de mettre en place une « Optimus Academy », où des prototypes peuvent s’entraîner à un large éventail de tâches et générer des données destinées à former les futures versions du robot. Elon Musk a estimé qu’il faudrait pour cela fabriquer un grand nombre de robots : « Pour qu’Optimus obtienne les données d’entraînement dont nous avons besoin, il faut en réalité en produire beaucoup. Je pense qu’il faudra en fabriquer de l’ordre de 10 000 ou 20 000, puis leur faire faire du « self-play » », a-t-il déclaré.

Mercredi, Tesla a annoncé avoir commencé la production d’Optimus dans son usine de Fremont. Elon Musk a indiqué que l’entreprise prévoyait de commencer à livrer le robot à ses clients d’ici la fin de 2027, tout en prévenant que la production serait « plutôt cahoteuse ». Il a également reconnu que le développement du robot humanoïde avait encore du chemin à faire.

Des obstacles techniques et une pénurie de données

Parmi les principaux obstacles auxquels Tesla est confrontée, Elon Musk a cité la conception de mains robotiques à la fois solides et sensibles, ainsi que celle d’une intelligence artificielle capable de gérer des tâches ouvertes. Tesla n’est pas la seule entreprise à mettre en place des académies de robots afin de fournir des données d’entraînement aux humanoïdes.

Contrairement aux grands modèles de langage comme ChatGPT, entraînés sur l’immense corpus de textes disponibles sur internet, la robotique se heurte à un manque de données issues du monde réel pour apprendre aux humanoïdes à évoluer dans le monde physique. D’autres start-up, comme Apptronik, basée au Texas, ont installé des « usines à données », où des robots chargent des tapis roulants et trient des objets afin de générer des données d’entraînement pour lutter contre cette pénurie.

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