Erreur dans les JT de France 2 : Léa Salamé présente ses excuses

Le 12 octobre 2025, une confusion majeure a eu lieu lors des journaux télévisés de France 2, où Léa Salamé et Julian Bugier ont mêlé les noms de Samuel Paty et Dominique Bernard. Ce mardi 14 octobre, la journaliste a présenté ses excuses pour cette erreur.
Dans son édition du 13 octobre, Léa Salamé avait évoqué l’assassinat du professeur Dominique Bernard lors d’une commémoration liée à l’attentat d’Arras survenu le 13 octobre 2023. Elle avait déclaré que « Dominique Bernard a été tué par un élève radicalisé pour avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo », confondant ainsi cet événement tragique avec celui de Samuel Paty, assassinée en octobre 2020 pour des raisons similaires.
Le directeur de l’information chez France Télévisions, Alexandre Kara, a qualifié cette confusion d’« importance » dans un mail interne cité par nos confrères du Parisien.
« Nous présentons ce soir nos excuses sincères » : Léa Salamé revient sur l’erreur
Lors du JT du lundi soir, Léa Salamé a déclaré : « Beaucoup d’émotions ce matin lors de la minute de silence organisée dans les lycées et les collèges dans toute la France en hommage aux deux enseignants, Samuel Paty et Dominique Bernard, assassinés par de jeunes islamistes radicalisés. C’était il y a cinq ans et deux ans ». Elle a ensuite précisé que « ce n’est pas Dominique Bernard qui a été assassiné après avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo comme nous l’avons dit, mais Samuel Paty ». La journaliste s’est excusée au nom des équipes des journaux de France 2 auprès des familles concernées ainsi qu’auprès des téléspectateurs.
Erreur aux JT de France 2 : France Télévisions présente ses excuses
La rédaction de Franceinfo a également pris la parole sur X pour présenter ses excuses concernant cette confusion. Dans leur message publié sur le réseau social, ils ont rappelé que si Samuel Paty avait été tué pour avoir montré des caricatures à ses élèves, Dominique Bernard avait été assassiné alors qu’il tentait de protéger ceux-ci.
L’incident soulève une question plus large sur la responsabilité médiatique face à la mémoire collective autour d’événements tragiques liés au terrorisme. Les médias doivent veiller à traiter ces sujets avec rigueur afin d’honorer correctement la mémoire des victimes tout en informant le public avec précision.