Obtention de véritables pièces d’identité : des femmes confrontées à de nombreux obstacles
- De nombreuses femmes rencontrent des difficultés pour obtenir des pièces d'identité sécurisées aux États-Unis.
- Elles doivent souvent fournir des documents comme des certificats de mariage, ce qui est long et frustrant.
- La date limite du 7 mai impose que tous les voyageurs intérieurs aient une vraie pièce d'identité.
- Les demandes massives et la saturation des bureaux DMV compliquent la procédure.

À l’approche de la date limite du 7 mai pour obtenir une véritable pièce d’identité aux États-Unis, plusieurs femmes se heurtent à des difficultés majeures. Elles doivent souvent fournir des documents tels que certificats de mariage, ce qui s’avère être un processus long et frustrant.
Difficultés rencontrées par les femmes
De nombreuses femmes ayant changé de nom suite à un mariage ou à un divorce expriment leur frustration face aux exigences pour obtenir leurs vraies pièces d’identité. Debra Kohn, 68 ans, a partagé son expérience après avoir fait trois voyages au département des véhicules motorisés (DMV) en Pennsylvanie. Son certificat de mariage datant de 1986 ne provenait pas du bureau du comté, ce qui a compliqué sa démarche.
La date limite du 7 mai impose que tous ceux souhaitant prendre un vol intérieur possèdent désormais une vraie pièce d’identité ou une autre forme valide. Les candidats doivent apporter divers documents au DMV, y compris leur certificat de mariage original en cas de changement de nom. Or, obtenir ce document peut prendre plusieurs semaines et engendrer des frais.
Expériences variées
Jessiqua, résidant dans l’Oklahoma et âgée de 34 ans, a rencontré des obstacles similaires lors d’un divorce en 2020 puis en 2021. « Quand je suis allée chercher ma vraie pièce d’identité, ils voulaient mon certificat de mariage et mon document de divorce » a-t-elle déclaré. Elle a finalement résolu ce problème avec l’aide juridique pour récupérer ses papiers manquants.
Julie Anderson, quant à elle, a eu plus de chance lors d’une demande effectuée en avril dernier dans le Massachusetts; bien que divorcée avec le nom précédent encore utilisé sur ses documents officiels, elle n’a présenté qu’une copie du certificat. « Je suis vraiment surprise qu’ils l’ont fait », a-t-elle déclaré.
Cependant, Diane Wagner, 53 ans et résidant à St Louis dans le Missouri, affirme avoir vécu cette expérience comme « extrêmement frustrante ». Après plusieurs visites au DMV sans succès initialement, elle finit par devoir demander son certificat certifié en ligne nécessitant quelques paiements additionnels et durant deux semaines supplémentaires avant réception.
Une course contre la montre
Le Real ID Act, mis en place depuis 2005 après les attentats du 11 septembre, est responsable, tout comme la COVID-19, du flux massif sollicité ces derniers jours auprès des bureaux DMV américains. Avec la proximité fatale échéance qui approche rapidement, une saturation inattendue face aux demandes affluentes est provoquée, tant sur place qu’en ligne.
Les utilisateurs constatent même sur certains sites web informatiques que « nos installations sont submergées ». Cela déclenche parmi les municipalités locales diverses solutions innovantes créées pour remédier à ces complications organisationnelles liées à trop fortes sollicitations humaines simultanées. Parfois, des erreurs humaines sont attendues voire déjà reconnues, où apparemment inopinément les demandes sont rebuffées avant la fermeture officielle, provoquant ainsi encore plus de mécontentements et entachant le spectacle délicat et peu valorisant du tambour médiatique envers l’engagement administratif somme toute habituellement réputé solide ici-bas.