Ivan Leong, 37 ans, entrepreneur à Singapour et propriétaire du stand de porc rôti cantonais Char Siu Lang, partage son parcours atypique depuis qu’il a gagné une loterie de 1 million de dollars singapouriens à l’âge de 23 ans. Alors qu’il se consacre désormais intensément à la cuisine, Leong réfléchit aux défis liés à ce choix professionnel et envisage le futur différemment.
- Ivan Leong a gagné 1 million de dollars singapouriens à 23 ans.
- Il a quitté son emploi pour ouvrir un stand de porc rôti.
- Leong travaille 11 à 12 heures par jour pour son restaurant.
- Char Siu Lang propose un plat traditionnel avec trois options de porc.

Un destin marqué par la loterie
À 23 ans, Ivan Leong a remporté 1 million de dollars singapouriens en jouant à la loterie avec un billet acheté pour 10 dollars singapouriens. Ce succès inattendu lui a permis de quitter rapidement son emploi pour se consacrer à un projet qui lui tenait à cœur : ouvrir son propre restaurant.
« Honnêtement, un million ne suffit jamais, surtout à Singapour, » a-t-il déclaré. L’influence croissante des prix dans cette métropole asiatique l’a conduit vers le domaine culinaire après quelques années passées sur le marché des assurances.
Transition vers l’entrepreneuriat culinaire
Passionné par la cuisine depuis l’enfance et particulièrement durant le Nouvel an lunaire, Leong a commencé par travailler dans une charcuterie locale avant d’ouvrir sa propre enseigne en 2018. Il s’est installé à Bukit Merah avant d’expander ses activités avec deux autres points de vente situés respectivement à Woodlands et Ang Mo Kio.
Le travail est devenu exigeant ; il consacre entre 11 et 12 heures par jour derrière le comptoir dès 7 heures du matin, rarement avant 18 heures.
Une offre distinctive
Char Siu Lang propose un plat traditionnel constitué d’un trio incluant poulet rôti et deux types différents de porc accompagnés de riz parfumé. Selon Leong, ce qui fait la différence dans son offre est les méthodes traditionnelles utilisées : « Un bon char siu signifiait rôtir la viande jusqu’à deux heures ». Les clients ont aussi la possibilité de choisir parmi trois options : gras, maigre ou demi-gras.
À un prix raisonnable – 8 dollars singapouriens pour le plat trio – les clients apprécient non seulement la qualité mais aussi l’authenticité des saveurs. Eddie Soh, fidèle client depuis 2019, déclare que Leong « avait levé le bar » pour ce met traditionnel et qu’il devient une incontournable lors des repas familiaux lors des retrouvailles lunaires.
Réflexions sur l’avenir
Malgré les satisfactions liées au succès croissant du stand, Ivan Leong se heurte également aux contraintes imposées par cette vie active : « En termes de style de vie… je porte tout ce qui est confortable », témoignant ainsi d’une réalité bien différente que celle vécue précédemment comme conseiller financier où la flexibilité était essentielle.
Quant au futur ? Pour Ivan Leong, c’est clair : « Ma fin de partie est de vendre l’entreprise ». Son objectif n’est pas simplement lié aux affaires mais inclut également une quête désireuse d’explorer différentes avenues sans réelle hiérarchie.
Pour lui : « Dans les moments qui viennent… j’ai vraiment besoin de prendre du recul parce que j’ai vraiment l’impression que je passe trop de temps dans cette entreprise ».
Dans un milieu gastronomique où certains petits stands accèdent rapidement au statut étoilé Michelin, Ivan Leong pourrait trouver au sein même du défi entrepreneurial moyen d’exprimer sa vision artistique tout en restant impliqué dans ses projets futurs sans renier faire autre chose que cuisiner quotidiennement derrière ses fourneaux.