Un ralentissement du processus de recrutement
Felipe Martins, qui a traversé une recherche d’emploi durant 15 mois, explique : « Il y a des entreprises sur LinkedIn qui font toujours de la publicité dans le même poste et sont depuis près d’un an maintenant. J’ai postulé à ces positions au moins une demi-douzaine de fois maintenant. »
- Felipe Martins a cherché du travail pendant 15 mois sans succès.
- En octobre 2019, 91% des offres d'emploi étaient pourvues en six mois.
- En octobre 2024, moins de la moitié des postes affichés avaient été comblés.
- Le nombre d'offres d'emploi a diminué de plus de 300 000 entre 2022 et mars 2023.

Les statistiques montrent que ce phénomène n’est pas isolé. En octobre 2019, environ 91% des offres d’emploi du Russell 3000 étaient pourvues dans un délai de six mois. En revanche, en octobre 2024, moins de la moitié des postes affichés avaient été comblés dans le même laps de temps.
Des chiffres parlant
Le nombre total d’offres disponibles auprès des sociétés du Russell 3000 a chuté dramatiquement, passant d’un pic supérieur à 950 000 en 2022 à environ 650 000 en mars dernier selon les données fournies par Revelio Labs.
Stephanie Hao, économiste principal chez Revelio Labs, souligne que certains employeurs peuvent afficher ces postes sans réelle intention d’embauche afin simplement « de donner l’impression que l’entreprise se développe ». Elle précise également qu’une grande partie cette situation découle non seulement des conditions économiques incertaines mais aussi du phénomène croissant appelé « emplois fantômes ».
Les raisons derrière cette aversion à recruter
Hao indique qu’il existe plusieurs raisons expliquant pourquoi certaines positions restent vacantes. L’incertitude économique incite plusieurs entreprises à suspendre leurs projets d’embauche ou même à abandonner ceux-ci complètement. Les préoccupations concernant l’inflation et les réductions budgétaires astreignent les PDG à faire preuve de prudence face au marché actuel.
Elle fait cependant une distinction importante entre deux types d’emplois non comblés : « Il y a une différence entre les entreprises qui ont publié des offres dans l’intention d’embaucher – et elles ne finissent pas par embaucher quelqu’un. » Parallèlement, certaines offres pourraient être maintenues par prudence pour avoir toujours sous la main un réservoir potentiellement qualifié si une opportunité se présente.
Conclusion
Les entreprises peuvent ne pas savoir à quoi ressemblera la situation d’embauche. Tant que l’environnement économique reste instable, il est probable qu’un grand volume demeure interchangeable sans véritable progression vers l’embauche active.