Le 15 mars 2026, Bruno Salomone a laissé un vide dans la vie de ses proches. Parmi eux, Guillaume de Tonquédec, son fidèle partenaire pendant dix ans dans la série Fais pas ci, fais pas ça, est revenu avec émotion sur leur relation, lundi 2 novembre, dans l’émission Clique sur Canal+. L’acteur, mort à l’âge de 55 ans des suites d’une récidive de cancer, n’avait pas l’habitude de parler de sa vie privée.

Pour Guillaume de Tonquédec, Bruno Salomone incarnait la pudeur. « J’adorais Bruno, mais Bruno, c’était l’image personnifiée pour moi de la pudeur. » Il oppose son ami à Valérie Bonneton et Isabelle Gélinas, qui « racontaient assez volontiers leur vie au maquillage », tandis que « moi, je parlais très peu de la mienne, et Bruno aussi ». C’est par Valérie Bonneton, qui interprète Fabienne Lepic, qu’il a appris la maladie de son partenaire.
« J’ai appris que Bruno était malade par Valérie. Parce qu’il s’est confié à Valérie, mais pas à moi directement. » Le sujet restait tabou entre les deux hommes. « Et quand j’ai su ça, je savais qu’il savait que je savais, mais on n’en parlait pas. »
Une amitié se crée-t-elle à la fin des tournages ?
Les deux comédiens se sont rapprochés à la fin du tournage de la série diffusée sur France 2. « On est devenus très proches mais vraiment sur la fin de sa vie », confie Guillaume de Tonquédec, qui se souvient de leur dernière conversation. Elle portait sur le seul en scène que l’acteur s’apprêtait à monter, une première pour lui.
« Bruno, je vais faire un seul en scène, toi t’en as fait plusieurs. Moi je n’ai jamais fait ça de ma vie, je suis pétrifié de trouille. Quel conseil tu me donnes ? » Bruno Salomone lui a répondu : « Sois toi-même, ça va très bien se passer. » Guillaume de Tonquédec assure ne jamais avoir oublié cette phrase.
Un signe de l’au-delà est-il possible ?
Guillaume de Tonquédec affirme aussi avoir reçu un signe de son ami après sa mort. « Je sais qu’il continue à cheminer en moi. Le jour où il est mort, je lui ai dit : « Préviens-moi quand tu es arrivé là-haut ». » Quelque temps plus tard, alors qu’il jouait dans une salle de théâtre pendant une tournée, il a remarqué que la table basse de sa loge avait « une forme de S comme Salomone ». « Donc j’ai compris qu’il était bien arrivé », conclut-il.