Dans un contexte où les avantages fiscaux sont scrutés, rabotés ou menacés, l’investissement forestier reste préservé et offre un ensemble d’avantages : 18 % de réduction d’impôt sur le revenu, un abattement de 75 % sur les donations et une exonération d’IFI. S’y ajoutent, selon l’article, des performances régulières sur le long terme.

Plusieurs solutions permettent d’entrer sur ce marché. Il est possible d’acheter une forêt ou une parcelle de forêt en direct, une démarche qui demande une expertise et, surtout, un budget important. Pour des sommes plus modestes, les groupements forestiers d’investissement (GFI) sont accessibles à partir de 1 000 €. Ce véhicule est comparable aux sociétés civiles de placement immobilier pour l’investissement dans la pierre, et il dispense l’investisseur de s’occuper lui-même de la gestion forestière.
Défiscalisation et transmission
Qu’il s’agisse d’un achat direct ou d’un GFI, l’investissement permet de réduire son impôt sur le revenu à hauteur de 18 % des sommes investies. Cette réduction est plafonnée à 50 000 € d’investissement, soit 100 000 € pour un couple, ce qui correspond à une économie maximale de 9 000 €, ou 18 000 € pour un couple. L’avantage est comptabilisé dans le plafonnement des niches fiscales et reste conditionné à une durée de détention des parts de huit ans.
L’abattement de 75 % s’applique quant à lui aux droits de succession et de donation, sur la part réellement investie en forêt. Ce dispositif concerne donc aussi bien ceux qui cherchent à alléger leur fiscalité immédiate que ceux qui préparent déjà la transmission de leur patrimoine. Les GFI ne sont par ailleurs pas intégrés au patrimoine taxable à l’IFI, ce qui constitue une bonne nouvelle pour les redevables de cet impôt.
Le choix entre un GFI en création et un GFI plus ancien dépend de l’objectif. « Un client qui souhaite défiscaliser son impôt sur le revenu a intérêt à choisir un GFI en création. Les clients ayant une problématique de transmission auront plutôt intérêt à choisir un GFI mature, ayant au moins dix-huit mois d’existence, pour avoir une quote-part investie en forêt plus importante », préconise Pierre Garin, expert immobilier chez Linxea.
Comment choisir un GFI
La liquidité du fonds doit être examinée avec attention. « Il s’agit d’un critère primordial, explique Éric Bengel de Vaulx, directeur associé chez France Valley. Il faut éviter que les investisseurs ne se retrouvent bloqués à la revente, comme cela pouvait être le cas avec les anciens groupements fonciers forestiers (GFF). Le groupement forestier est une structure à capital variable, ouverte en permanence à la souscription, ce qui permet d’assurer un meilleur degré de liquidité. Il convient cependant de disposer d’un niveau de collecte élevé et d’être capable de déployer rapidement les capitaux en acquérant des forêts de qualité, situées en France métropolitaine. »
Les acteurs ayant une antériorité sur le marché sont à privilégier, parmi lesquels France Valley, Fiducial Gérance, Vatel Capital, Sogenial, Epicure AM ou Seeds Invest, filiale de la Caisse des dépôts. France Valley propose notamment le GFI France Valley Forêts, investi en forêts françaises, accessible à partir de 10 000 € et permettant de bénéficier de l’ensemble des avantages fiscaux évoqués.