OpenAI souhaite renommer ses centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. L’éditeur de ChatGPT préfère désormais l’expression « compute campuses », selon un porte-parole de l’entreprise qui l’a confirmée à Business Insider, dimanche.

Pour le porte-parole, ce terme décrit mieux l’ampleur et le rôle de l’infrastructure que l’entreprise construit pour l’IA. « Compute campuses décrit mieux l’échelle et le rôle de l’infrastructure que nous construisons pour l’IA », a-t-il déclaré. Il ajoute qu’il s’agit d’« investissements à long terme dans l’informatique, l’infrastructure énergétique et le travail qualifié ».
Une image difficile à redorer ?
Ces gigantesques usines, qui alimentent les requêtes adressées aux chatbots, souffrent d’une réputation peu flatteuse. Selon un récent sondage du Pew Research, 54 % des Américains estiment que les centres de données d’IA sont mauvais pour l’environnement. Les efforts pour améliorer cette perception ont, selon la source, largement échoué, et ces infrastructures sont désormais un enjeu majeur pour les électeurs à l’approche des élections de mi-mandat.
Des acteurs comme Meta, Amazon ou Microsoft ont promis des millions de dollars aux communautés et aux écoles situées autour de leurs centres. OpenAI, de son côté, parie qu’un changement de nom complet contribuera aussi à inverser l’opinion publique. « Nous voulons que les communautés qui accueillent cette infrastructure contribuent à la façonner et profitent des opportunités qu’elle crée », a affirmé le porte-parole.
Reste à savoir si l’expression « compute campuses » s’imposera dans le vocabulaire. Par ailleurs, Axios a rapporté qu’OpenAI se préparait aussi à une « vague bleue » lors des élections de mi-mandat de mardi, qui pourrait conduire à un gouvernement plus enclin à la régulation.