À la fin du 19ème siècle, les tarifs douaniers de William McKinley ont marqué une époque de grande inégalité économique aux États-Unis. En tant que président, il a introduit des politiques de protectionnisme qui ont eu des effets colossaux sur le quotidien des Américains. Sa présidence a également coïncidé avec l’essor des mouvements ouvriers face à la précarité croissante.
- William McKinley a introduit des tarifs douaniers élevés en 1890.
- Ces hausses ont augmenté les prix pour les consommateurs américains.
- Le mouvement ouvrier s'est renforcé face à la précarité croissante.
- McKinley a progressivement adopté une approche commerciale plus réciproque.

William McKinley a énoncé le Tariff Act de 1890 pour protéger l’industrie nationale
William McKinley, président entre 1897 et 1901, est connu pour avoir élaboré le Tariff Act de 1890, un texte majeur dans l’histoire du protectionnisme américain. Cette loi imposait des droits d’importation dépassant 50% sur plus de 1 500 produits, y compris le tinplate et la laine. Son objectif était « de rendre le devoir sur le tinplate étranger suffisamment élevé pour assurer sa fabrication dans ce pays », comme il l’a déclaré en 1890.
Les conséquences néfastes des tarifs sur les consommateurs américains
Ces hausses tarifaires ont conduit à une augmentation significative des prix pour les consommateurs, rendant certains produits essentiels beaucoup plus coûteux. Selon William K. Bolt, professeur d’histoire au Francis Marion University, « les consommateurs ont dû payer un prix plus élevé pour le bien fabriqué qu’ils souhaitaient ». Ce choc économique s’est traduit par un mécontentement croissant parmi les électeurs, entraînant finalement la chute de McKinley et son parti républicain lors des élections intermédiaires de 1890.
L’essor du mouvement ouvrier durant la présidence de McKinley
Parallèlement aux tensions économiques créées par ces tarifs élevés, on assiste à une montée en puissance du mouvement syndical. Les travailleurs se sont mobilisés contre les conditions abusives imposées par leurs employeurs, donnant naissance à une série de grèves importantes comme celle du Pullman en 1894, marquée par une violence tragique qui aurait causé plusieurs décès.
Une vision stratégique évolutionnaire concernant le commerce extérieur
Bien que son mandat ait été initialement ancré dans un protectionnisme fervent, McKinley a progressivement évolué vers une approche commerciale plus réciproque après avoir pris ses fonctions présidentielles. Cette nouvelle stratégie visait à stimuler l’exportation américaine tout en encourageant d’autres nations à réduire leurs propres tarifs sur les produits américains. Il soutenait alors que « une politique de bonne volonté et des relations commerciales amicales préviendraient les représailles ».
L’héritage complexe de la présidence de William McKinley
La mort tragique de McKinley suite à son assassinat en septembre 1901 laisse ouverte la question d’un éventuel changement économique antérieur vers davantage de libre-échange si sa présidence avait perduré. Sous son administration tumultueuse s’est amorcée une transition majeure vers ce qui serait connu sous le nom d’ère progressiste – marquant ainsi un tournant significatif dans l’histoire économique aux États-Unis.
Malgré ses intentions initiales visant à protéger l’industrie nationale via des barrières commerciales strictes, la politique tarifaire adoptée par William McKinley révéla rapidement ses limites et engendra un mécontentement populaire débouchant sur l’émergence du mouvement ouvrier renforçant ainsi les revendications sociales nécessaires au développement futur d’une économie plus équilibrée.