Accord sur la préparation pandémique : vers un partage de technologie essentiel
Les membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avancent dans les négociations d’un nouvel accord visant à faciliter le partage des technologies essentielles pour lutter contre les pandémies, notamment avec des nations en développement. Ce mardi 12 avril 2025, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exprimé sa gratitude envers les États membres pour leur engagement lors de ces discussions intenses.
- Les membres de l'OMS avancent dans les négociations d'un nouvel accord pour faciliter le partage de technologies essentielles contre les pandémies.
- Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a exprimé sa gratitude envers les États membres pour leur engagement.
- Les négociations se déroulent actuellement du lundi au vendredi, avec des progrès notables.
- L'accord couvre la détection précoce des épidémies, l'accès à l'eau propre, la vaccination, et la surveillance interconnectée.

Progrès des négociations
La session actuelle du groupe intergouvernemental se déroule du lundi au vendredi. Tedros a déclaré sur X : « Les négociations #Pandemicaccord sont toujours en cours – les États membres ont accepté de reprendre mardi, après avoir travaillé toute la nuit sans sommeil pendant plus de 24h non-stop. Nous sommes très reconnaissants pour leur engagement ».
Lawrence Gostin, directeur de l’Institut O’Neill à Georgetown, a également exprimé son optimisme quant aux résultats des discussions : « INB se terminera mardi avec plusieurs pièces à résoudre », précisant que des clarifications seront apportées concernant le transfert technologique et les dispositifs d’aide biologique (PAB).
Détails clés du projet
Le projet d’accord comprend plusieurs axes principaux :
- La détection précoce et le contrôle des épidémies
- L’amélioration de l’accès à une eau propre et à un bon assainissement
- Renforcement des programmes de vaccination et prévention/contrôle des infections
- Amélioration de la surveillance sanitaire, avec un accent sur une approche interconnectée entre santé humaine, animale et environnementale
Une attention particulière est donnée au langage associé au partage technologique concernant les produits liés aux pandémies.
Constatations historiques sur les pandémies
Au cours d’une réunion récente, Tedros a rappelé que « Une pandémie peut tuer plus de gens et provoquer plus de perturbations sociales et économiques qu’une guerre ». Il cite les chiffres préoccupants suivants : environ 15 à 22 millions seraient morts durant la Première Guerre mondiale tandis que « la pandémie de grippe de 1918 a tué environ 50 millions ».
Concernant la pandémie COVID-19, officielle encore selon certaines données à 7 millions décès, Tedros estime qu’elle pourrait atteindre jusqu’à 20 millions si on prend en compte tous ses impacts. Il souligne aussi le coût économique exorbitant évalué à plus de 10 trillions USD résultant de cette crise sanitaire.
Un impératif urgent pour agir
Tedros avertit que bien que la pandémie COVID-19 puisse sembler désormais éloignée face aux conflits géopolitiques actuels, elle n’est pas complètement derrière nous. Selon lui : « Cela pourrait arriver dans 20 ans ou plus; ou cela pourrait arriver demain. Mais cela se produira. Ce n’est pas un risque théorique; c’est une certitude épidémiologique ».
Les répercussions durables provoquées par cette crise soulignent davantage l’importance urgente d’établir un cadre international robuste pour faire face efficacement aux futures menaces sanitaires mondiales.
Perspectives futures
Alors qu’une assemblée annuelle réunissant 192 nations est prévue prochainement pour discuter ces questions fondamentales, cet accord représente un tournant potentiel vers une meilleure préparation collective face aux prochains défis posés par d’éventuelles pandémies mondiales.