Le déménagement d’Antoinette Yvonne à Bangkok a été une décision prise après un voyage prévu pour deux semaines en 2023, qui s’est transformé en trois mois d’expériences enrichissantes. Elle loue un appartement de 660 € par mois et souligne que vivre à Bangkok peut comporter des surprises financières, bien au-delà des stéréotypes de l’« exotisme bon marché ».
L’attrait de vivre à l’étranger
Antoinette Yvonne, âgée de 37 ans et originaire de l’Indiana, n’est pas étrangère aux aventures internationales. En 2013, elle avait déjà quitté les États-Unis pour vivre en Espagne pendant trois ans. Ce changement était motivé par son désir d’évasion après une carrière stressante dans le secteur bancaire. « J’ai vu le film ‘Manger, prier, aimer’ et je me disais : ‘Ok, je veux être Julia Roberts et aller à l’étranger. »

Construire une vie à Bangkok
Six mois après avoir regardé ce film, elle vivait à Barcelone. Son expérience internationale comprenait également un emploi comme hôtesse de l’air chez Delta Air Lines avant la pandémie qui l’a poussée vers une vie nomade aux États-Unis ainsi qu’au Mexique. Lorsque sa famille a appris qu’elle allait s’installer à Bangkok, elle admet leur surprise : « Quand je leur ai mentionné Bangkok, ils se disaient : ‘Quoi ? Bangkok ?’
Beaucoup de gens sont choqués d’entendre cela. »
La recherche d’appartement
La recherche d’appartement s’est faite sans grande difficulté pour Yvonne. Elle aspire à vivre près des commodités essentielles avec une belle vue sur les toits. « Je voulais être près d’un 7-11. j’avais besoin d’une laveuse et d’une sécheuse », explique-t-elle. Connectée grâce à un groupe Facebook dédié aux expatriés, elle a trouvé son logement rapidement : un appartement d’une chambre pour 22 000 bahts thaïlandais (environ 660 €). Son bâtiment comprend plusieurs commodités telles qu’un espace coworking ainsi qu’une piscine.
Tisser des liens locaux
Yvonne ne connaissait personne lors de son arrivée mais utilise les applications sociales comme Bumble BFF et divers groupes Facebook pour tisser des liens locaux. « Vous allez à différentes rencontres. vous construisez simplement à partir de là », indique-t-elle. Elle travaille également sur ses compétences linguistiques en thaï car c’est selon elle crucial pour mieux interagir avec les habitants où « quand je parle leur langue, ils s’allument ».
Flexibilité et conseils
La flexibilité due au statut entrepreneurial lui permet aussi d’organiser son temps selon ses envies tout en continuant ses voyages réguliers. Elle reste prudente quant aux mythes du coût faible des biens dans certaines villes asiatiques : « Bien que cela puisse être très rentable… cela ne signifie pas nécessairement que c’est moins cher ». Son avis est clair sur le fait qu’il faut faire des recherches approfondies concernant le coût réel de la vie ici avant tout déménagement. Yvonne encourage aussi ceux qui veulent immigrer en Thaïlande ou ailleurs : « Avoir des amis locaux est essentiel. » Cela enrichit non seulement votre expérience culturelle mais offre également du soutien lorsque nécessaire.