Alors que Geoffrey Hinton, pionnier de l’intelligence artificielle (IA), avait annoncé en 2016 la disparition des radiologues dans les cinq ans, la réalité actuelle montre une autre trajectoire. Grâce à l’intégration de l’IA dans leur pratique, les radiologues se voient non seulement soutenir mais aussi renforcer leurs compétences.
- Les radiologues voient leur travail soutenu et renforcé par l'IA, pas remplacé.
- Une étude de l'American College of Radiology prévoit une croissance continue du nombre de radiologues jusqu'en 2055.
- L'IA améliore les images et automatisent des tâches, mais ne remplace pas l'expertise humaine.
- Initiatives innovantes à la Mayo Clinic montrent une utilisation positive de l'IA pour améliorer l'efficacité et la précision des diagnostics.

L’IA ne remplace pas les radiologues. Neuf ans après les déclarations audacieuses de Geoffrey Hinton, « Les gens devraient cesser de former des radiologues maintenant », il s’avère que le métier est toujours en forte demande. Une étude récente de l’American College of Radiology anticipe une croissance continue des effectifs jusqu’en 2055.
Le Dr Hinton a reconnu qu’il avait sous-estimé l’impact de l’IA sur le travail des radiologues : « Rétrospectivement, je crois avoir parlé trop largement… ». Les progrès réalisés par l’IA n’ont cependant pas conduit à un remplacement total. À la Mayo Clinic, par exemple, cette technologie est utilisée pour améliorer les images et automatiser diverses tâches et non pas pour éliminer le besoin d’expertise humaine.
Le Dr Matthew Callstrom, président du département de radiologie de cette clinique réputée du Minnesota, confie : « Mais remplacerait-il les radiologues ? Nous ne le pensons pas. Tout ce qui est impliqué est très difficile ».
L’impact croissant de l’IA dans la formation médicale. Les débats font rage quant à savoir si l’IA sera un outil augmentant la performance humaine ou un substitut des travailleurs humains. Bien que des dirigeants technologiques prédisent que cette technologie éclipsera bientôt les capacités humaines dans plusieurs domaines cognitifs, nombre d’experts préviennent contre une transformation brutale.
En ce qui concerne spécifiquement la médecine et notamment la radiologie, environ trois quarts des plus de 1 000 demandes d’utilisation d’IA approuvées par la Food and Drug Administration portent sur ce domaine. Le Dr Charles E. Kahn Jr. professeur au MIT précise : « Ces outils d’IA recherchent pour la plupart une chose ».
Les tâches exercées par les médecins vont bien au-delà simplement interpréter des images médicales; elles incluent également des interactions avec patients et collègues ainsi que l’analyse complexe basée sur leur expérience.
David Autor du Massachusetts Institute of Technology appuie ce constat : « Les prédictions selon lesquelles l’IA volerait des emplois sous-estiment souvent la complexité du travail vraiment effectué ».
Initiatives innovantes à Mayo Clinic. À la Mayo Clinic, où le personnel médical a vu son effectif augmenter de 55%, aujourd’hui plus de 400 radiologues y travaillent grâce aux avancées technologiques introduites depuis 2016. Avec un investissement substantiel transcendant ces mises en garde initiales – « Nous pensions que… utiliser cette technologie pour nous améliorer », raconte le Dr Callstrom – ils ont mis en place une équipe dédiée à intégrer ces innovations.
Cette équipe comprend 40 personnes, incluant scientifiques et ingénieurs travaillant ensemble pour développer divers outils comme celui mesurant automatiquement le volume rénal grâce aux capacités IA.
Le Dr Theodora Potretzke illustre parfaitement comment ces innovations améliorent son quotidien : « Aujourd’hui, cela me permet d’économiser entre vingt minutes ».
De nombreux programmes développés analysent également toutes sortes d’anomalies potentiellement dangereuses comme détecter précocement certains cancers ou analyser électrocardiogrammes afin de prévoir diverses conditions médicales inquiétantes avant même leur manifestation manifeste.
Dr John Halamka soulève également cet aspect prometteur : « Les mathématiques peuvent voir ce que l’œil humain ne peut pas ». Il ajoute qu’à terme « Dans cinq ans, il sera inacceptable Oktoberfest sans utilisation appropriée des intelligences artificielles » mais insiste sur « ce seront toujours humains et machines collaboratifs. »
Malgré quelques prophéties alarmistes passées concernant sa disparition imminente face aux avancées technologiques, ces dernières années ont prouvé qu’une compréhension mutuelle profitait plutôt tant au développement professionnel continu qu’à toute collectivité médicale évoluant vers plus d’efficacité contre pathologies dévastatrices.