Découvrez le film culte de Rebecca d'Alfred Hitchcock sur ARTE : l'histoire de Daphné du Maurier et son impact sur le destin de Philip et d'Elizabeth II

Stéphanie des Horts fait revivre, dans sa biographie romancée Philip, le dernier prince, dix jours passés en Cornouailles entre la romancière Daphné du Maurier et le prince Philip. Selon l’autrice, cette parenthèse aurait suffi à faire vaciller les certitudes du prince, alors époux d’Elizabeth II. Le livre, paru en septembre 2026, ajoute une version plus romanesque à une histoire déjà évoquée par la presse.

Découvrez le film culte de Rebecca d’Alfred Hitchcock sur ARTE : l’histoire de Daphné du Maurier et son impact sur le destin de Philip et d’Elizabeth II

Le nom de Daphné du Maurier reste indissociable de Rebecca, son roman paru en 1938. Deux ans plus tard, Alfred Hitchcock en tire un film qui entre dans l’histoire du cinéma. Joan Fontaine y incarne une jeune femme qui épouse Maxim de Winter, interprété par Laurence Olivier, et découvre que le souvenir de la première épouse hante le domaine de Manderley. Cette présence est entretenue par Mme Danvers, la gouvernante, qui vouait à Rebecca une admiration obsessionnelle. Le film sera récompensé par l’Oscar du meilleur film.

Une liaison supposée avant le mariage ?

L’histoire n’est pas tout à fait inédite. En octobre 2020, le Daily Mail rapportait les révélations d’Ingrid Seward, autrice de Prince Philip Revealed, sur les doutes du prince à l’approche de son mariage avec Elizabeth. Selon la biographe, Philip aurait séjourné en Cornouailles auprès de Daphné du Maurier peu avant leurs noces, célébrées en novembre 1947. À cette date, la romancière était l’épouse de Frederick Browning, un proche du prince.

Selon Ingrid Seward, une proximité émotionnelle, mais pas physique, serait née entre les deux êtres. Au moment de repartir, le jeune homme aurait confié : « Je ne veux pas rentrer, je veux rester avec vous. » Daphné du Maurier aurait alors répondu qu’il ne fallait pas dire de « sottises », avant de lui rappeler : « Votre pays a besoin de vous. »

Dix jours de liberté en Cornouailles

Dans son livre, Stéphanie des Horts situe cette parenthèse en 1952, après l’accession d’Elizabeth au trône. À Menabilly, la propriété où vit Daphné du Maurier, Philip aurait retrouvé une liberté que sa nouvelle condition ne lui permettait plus guère. L’autrice dépeint deux êtres qui se rapprochent au fil de promenades et de baignades dans la Manche.

Browning aurait sciemment favorisé ce rapprochement, acceptant de mettre sa fierté de côté, quitte à en souffrir lui-même « le martyre ». Mais Philip ne pouvait pas se soustraire indéfiniment à ses obligations, et la question de son retour auprès d’Elizabeth s’est finalement imposée. Daphné du Maurier est restée auprès de son époux jusqu’à sa mort, en 1965.

La visite de la reine à Menabilly

Philip et Daphné du Maurier se sont-ils revus ? Au moins une fois, en mai 1962, lorsque la reine Elizabeth II, en tournée en Cornouailles, prend le thé à Menabilly. Dans une lettre adressée à Oriel Malet, la romancière plaisante sur cette visite, qu’elle qualifie de « fléau de tous les temps », en faisant allusion à l’angoisse des préparatifs.

Après le passage de la souveraine, l’écrivaine la décrit comme « radieuse, tout en blanc ». Mais la rencontre l’a visiblement impressionnée : elle confie à son amie avoir été si intimidée qu’« elle ne savait plus très bien quels sons sortaient de sa propre bouche ». Daphné du Maurier, sans mots, une première.

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