La Federal Trade Commission (FTC) a récemment annoncé le report de l’application de sa règle de « clic pour annuler », initialement prévue pour cette semaine. Ce retard, qui s’étend de deux mois supplémentaires, suscite des critiques d’anciens commissaires et met en lumière les défis liés à l’annulation des abonnements.
- La FTC a reporté l'application de sa règle «clic pour annuler» de deux mois.
- Le report est dû à une évaluation insuffisante des charges de conformité.
- Les anciens commissaires ont critiqué le report, estimant qu'il permet aux entreprises de continuer à piéger les consommateurs.
- La majorité conservatrice a voté unanime pour prolonger l'application de la règle.

Le report de la règle
La nouvelle règle visait à rendre plus simple l’annulation des abonnements indésirables. Toutefois, la FTC a voté pour prolonger sa date limite d’application jusqu’au 14 juillet 2024. Le président Andrew Ferguson, co-signé par les commissaires Melissa Holyoak et Mark Meador, a expliqué que ce changement était dû à une insuffisante évaluation des charges imposées par cette conformité.
Les critiques des anciens commissaires
Lina Khan, ancienne présidente de la FTC, a exprimé ses préoccupations sur X : « Ce retard permettra aux entreprises de continuer à piéger les gens dans des abonnements ». Elle souligne ainsi le problème bien connu du processus d’abonnement où il est facile de s’inscrire mais souvent complexe de se désinscrire.
Les dispositions de la règle
Initialement, la règle – également appelée règle d’option négative – avait été adoptée en novembre 2023. Ses dispositions sont conçues pour imposer des divulgations claires et faciliter le consentement utilisateur ainsi que les politiques d’annulation. Bien que certaines obligations soient déjà effectives depuis le 14 janvier, le vote récent prolonge injustement la complexité liée à ces procédures selon certains anciens membres de la commission.
La position des anciens commissaires
Alvaro Bedoya et Rebecca Slaughter ont déclaré dans un communiqué commun : « Nous nous opposons au retard. ayant voté NON si nous avions encore pu exercer nos fonctions ». Ils avaient été licenciés par l’administration Trump après avoir servi comme commissaires jusqu’au 18 mars 2024. Ce licenciement controversé soulève également des questions sur les priorités politiques au sein même de la FTC.
La décision de la majorité conservatrice
Malgré leur opposition, la majorité conservatrice a facilement fait valoir son point avec un vote unanime parmi trois commissaires républicains pour retarder l’application. Les anciens commissaires ont critiqué davantage cette décision : « Les entreprises créent ces pièges ». Ils posent donc une question centrale : pourquoi accorder deux mois additionnels aux entreprises pour se conformer alors qu’elles n’ont pas hésité à rendre le processus aussi difficile ?
La tension entre protection du consommateur et intérêts commerciaux
Cette situation met en exergue une tension permanente entre protection du consommateur et intérêts commerciaux dans un secteur en constante évolution. La suite promet d’être suivie avec attention tant par les consommateurs que par les régulateurs.