Les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) affrontent des défis uniques pour trouver le sommeil en raison de la microgravité. La NASA explique que, malgré les conditions inhabituelles, beaucoup d’entre eux trouvent un sommeil apaisant.
- Les astronautes de la ISS ont des défis pour trouver le sommeil en microgravité.
- Ils se fixent souvent à des surfaces pour compenser l'absence de pression.
- Le rythme jour-nuit est perturbé par les 16 levers et couchers du soleil chaque jour.
- L'éclairage contrôlé sur la station aide à améliorer le sommeil des astronautes.

Le défi du sommeil dans l’espace
Les astronautes n’ont pas la sensation de coucher au lit avec une couverture appliquant une sorte de pression.
Des solutions créatives pour s’endormir
Pour compenser cette absence de pression, les astronautes se fixent souvent à des surfaces dans le vaisseau spatial. Cela peut être n’importe où parce qu’il n’y a pas de haut ou de bas. Ils décrit également un phénomène appelé « pose de zombies » où les bras flottent involontairement. Bien que certains essaient d’adopter une meilleure posture pour éviter cette position inconfortable, il est aussi conseillé aux astronautes d’utiliser un masque oculaire afin de bloquer la lumière ambiante lors du sommeil. Jansen souligne qu’il est recommandé à chaque membre d’équipage de dormir environ huit heures et demie par nuit. Ils disposent d’environnements sombres améliorés grâce aux systèmes d’éclairage contrôlés qui simulent un rythme jour-nuit terrestre.
L’impact sur le cycle circadien
Cependant, un défi majeur subsiste : l’ISS orbite autour de la Terre toutes les 90 minutes, entraînant ainsi 16 levers et couchers du soleil chaque jour. Cela fait des ravages avec les rythmes circadiens. Pour lutter contre ce désordre potentiel, des ajustements liés à l’éclairage sont effectués sur station. La scientifique Erin Flynn-Evans ajoute quant à elle que plusieurs membres équipage rapportent une amélioration notable lors du sommeil en espace : « L’une des choses les plus courantes que les membres rapportent est que leur douleur disparaît dans l’espace. Souvent ça fait du bien ». Elle conclut sur une note positive : « Je ne peux penser à une époque où quelqu’un m’a dit qu’il n’aimait pas dormir dans l’espace ». L’expérience vécue par ces astronautes pourrait bien offrir un éclairage nouveau sur notre propre compréhension du sommeil et ses blessures en lien avec la gravité terrestre.