Le phénomène du « zombie scrolling » et ses effets sur la santé mentale
Le défilement excessif de contenu sur nos appareils touche de plus en plus d’individus à travers le monde. Des études alarmantes révèlent que les utilisateurs passent près de sept heures par jour devant un écran, ce qui peut avoir des conséquences néfastes pour la santé physique et mentale.
- Le défilement excessif d'écrans touche de plus en plus de personnes et peut avoir des effets néfastes sur la santé physique et mentale.
- Le « zombie scrolling » désigne un état où l'utilisateur fait défiler sans prêter attention au contenu, tandis que le « doom scrolling » concerne la recherche d'informations négatives.
- Le Dr Don Grant, conseiller national au Newport Institute, explique que ces pratiques peuvent perturber le sommeil et provoquer un état de brouillard mental.
- Les jeunes adultes sont particulièrement touchés par l'exposition aux médias sociaux, ce qui peut entraîner des problèmes de déconnexion émotionnelle et de concentration.

Le terme « zombie scrolling » décrit cet état où l’utilisateur fait défiler sans vraiment prêter attention au contenu. Le « doom scrolling » se concentre sur la recherche d’informations pénibles et de nouvelles négatives.
Le Dr Don Grant, conseiller national au Newport Institute pour la gestion des appareils sains, a analysé ce phénomène. Il indique : « Lorsque le zombie fait défiler, vous regardez de manière vaccière votre téléphone intelligent lorsque vous passez d’un flux à un autre ».
Se plonger dans ces pratiques peut entraîner divers problèmes, notamment un impact sur le sommeil. Même une heure passée à regarder son téléphone avant de dormir est suffisante pour perturber le cycle naturel du sommeil.
Le Dr Grant évoque un concept intriguant appelé « pourriture du cerveau », qui désigne un état de brouillard mental causé par une utilisation excessive des écrans, bien qu’il ne soit pas médicalement reconnu. Toutefois, il précise : « C’est un réel phénomène ». Une préoccupation particulière concerne les jeunes adultes : selon lui, leur exposition aux médias sociaux peut être profondément perturbatrice. Il explique : « Pour les jeunes, l’impact de ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux peut être extrêmement dysrégulants », ajoutant que cette dynamique favorise la comparaison entre leurs vies et celles idéalisées présentées en ligne.
Les conséquences psychologiques ne se limitent pas seulement aux jeunes ; elles touchent également toute personne engagée dans ce comportement dépendant lié aux écrans. Un sentiment croissant de déconnexion émotionnelle, fatigue oculaire et difficultés à se concentrer sont autant d’effets secondaires reconnus liés à cette addiction technologique.
Faute d’une prise de conscience collective, il sera essentiel d’agir face à ces enjeux contemporains afin d’éviter que notre relation avec la technologie n’ait des répercussions encore plus graves sur notre bien-être général.