Dans la station spatiale, des bactéries aux propriétés uniques ont évolué, formant une nouveauté terrestre

Les Taikonautes, astronautes chinois, ont identifié une souche de bactéries aux capacités uniques à bord de la station spatiale Tiangong, selon un article publié récemment. Cette souche pourrait offrir des perspectives sur l’étude de la vie dans des environnements extraterrestres.

  • Des bactéries uniques ont été identifiées à bord de la station spatiale chinoise Tiangong.
  • La bactérie Niallia tiangongensis a été isolée et possède une capacité à hydrolyser la gélatine.
  • Cette bactérie est étroitement associée à Niallia circulans, connue pour ses propriétés gram-positives.
  • Des études plus approfondies sont nécessaires pour comprendre l'origine et les implications de ces bactéries spatiales.

Dans la station spatiale, des bactéries aux propriétés uniques ont évolué, formant une nouveauté terrestre

Lancée en septembre 2021, Tiangong est la station spatiale habitée en permanence par la Chine et représente environ un tiers de la taille de la Station Spatiale Internationale (ISS). Quatre ans après son lancement, des scientifiques du Beijing Institute of Spacecraft System Engineering ont rapporté avoir isolé une nouvelle bactérie, nommée Niallia tiangongensis.

Le rapport, publié dans l’International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology, indique que cette bactérie possède une « capacité unique à hydrolyser la gélatine », suggérant sa capacité à utiliser ce substrat dans des environnements limités en nutriments. Selon le document Niallia tiangongensis SP. nov. isolé de la Station spatiale chinoise, cette souche n’existe pas sur Terre et aurait été trouvée dans les commandes du cockpit.

Origine et caractéristiques

Cette nouvelle souche est étroitement associée à une bactérie terrestre appelée Niallia circulans, qui est connue pour ses propriétés gram-positives et sa formation sporulée lui permettant de survivre sous des conditions extrêmes. Tandis que les Niallia circulans sont souvent présents dans le sol ou les eaux usées, ils peuvent également causer des infections graves chez l’humain.

Prélèvements et études

En mai 2023, des échantillons d’écouvillons avaient été prélevés par des experts du programme microbiome chinois avant d’être congelés puis renvoyés sur Terre pour analyse.

Un chercheur a déclaré : « Cette découverte met en évidence la nature complexe et résiliente de la vie microbienne. Même dans des environnements hautement contrôlés comme Tiangong, la vie trouve des moyens de s’adapter et de persister ». Toutefois, il reste incertain si cette bactérie a évolué sur place ou si elle provient initialement d’un environnement terrestre non classifié.

Contexte et implications

Des experts du groupe Shenzhou Space Biotechnology insistent sur le fait qu’une étude plus approfondie est « essentielle » pour assurer la santé et le bien-être des Taikonautes présents à bord. Ce nouveau rapport intervient alors qu’un an plus tôt une autre souche bactérienne avait été identifiée sur l’ISS – il s’agissait de celle d’Enterobacter Bugandensis, dont on a constaté qu’elle avait muté au fil du temps malgré ses similaires terrestres.

Les résultats apportent ainsi un éclairage supplémentaire sur comment certaines bactéries pourraient se comporter différemment dans l’espace, révélant peut-être un aspect fondamental concernant les adaptations biologiques aux conditions extraordinaires hors Terre.

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