Une étude alerte sur la menace potentielle d’astéroïdes co-orbitaux de Vénus pour la Terre
- Une étude alerte sur la menace d'astéroïdes co-orbitaux de Vénus pour la Terre.
- Trois astéroïdes spécifiques représentent un risque particulier.
- Ces astéroïdes pourraient entrer en collision avec la Terre avec une énergie équivalente à 4,1 × 10² mégatonnes TNT.
- Les chercheurs suggèrent d'améliorer la surveillance planétaire avec une mission spatiale près de Vénus.

Une recherche récente met en lumière l’existence d’astéroïdes co-orbitaux de Vénus qui pourraient constituer une menace pour notre planète. Co-écrite par Valerio Carruba et son équipe de l’Université de São Paulo, cette étude révèle que trois astéroïdes spécifiques représentent un risque particulier.
L’évaluation des astéroïdes co-orbitaux de Vénus
L’étude évoque qu’il existe actuellement vingt astéroïdes co-orbitaux de Vénus reconnus. Bien que ces corps célestes soient protégés par leur statut co-orbital lors des passages à proximité de Vénus, cela ne préjuge pas des trajectoires qu’ils pourraient adopter proche de la Terre. La recherche a principalement évalué leur visibilité depuis les observatoires terrestres et spatiaux.
La difficulté réside dans le fait que ces astéroïdes sont moins visibles que d’autres objets proches de la Terre (NEAs), les rendant plus imprévisibles. Un astéroïde est considéré comme potentiellement dangereux (PHA) s’il a un diamètre minimum d’environ 140 mètres et se situe à une distance inférieure à 0,05 unités astronomiques (AU) orbitant autour de la Terre.
Trois astéroïdes représentaient un danger actuel
Les chercheurs ont identifié six astéroïdes qui pourraient devenir PHA dans les 12 000 prochaines années, mais trois d’entre eux se démarquent : 2020 SB, 524522 et 2020 CL1. Ces derniers présentent une distance interorbitale minimale (MOID) avec la Terre inférieure à 0,0005 AU, ce qui pose un risque immédiat.
L’étude estime leur taille à des diamètres respectifs de 330 mètres, 300 mètres, et 390 mètres. En cas d’impact potentiel sur notre planète – calculé avec une densité approximative de 1 200 kg/m3 – ces objets pourraient entrer en collision avec une vitesse atteignant jusqu’à 11,2 km/s, générant des cratères mesurant entre 2,2 et 3,4 kilomètres de diamètre avec des libérations d’énergie allant jusqu’à 4,1 × 10² mégatonnes TNT, suffisamment puissantes pour détruire des grandes villes.
Cela correspond à un niveau huit dans l’échelle de Torino, précise l’étude, indiquant ainsi le potentiel destructeur significatif en cas d’impact terrestre ou même sous-marin provoquant potentiellement un tsunami.
Suggestions pour renforcer la surveillance planétaire
Pour contrer cette menace croissante, les auteurs soulignent que une seule mission télescopique pourrait être insuffisante en raison d’une couverture limitée du ciel. Ils font référence au récent PHA 2024 YR4, soulignant ainsi qu’il existe encore des astéroïdes non détectés au sein du système solaire intérieur capables d’occasionner d’importants dommages.
Le rapport indique : Les co-orbitales low-E Venus posent un défi unique. Alors que certaines enquêtes peuvent aider à détecter certains objets dans un avenir proche, il serait bénéfique qu’une campagne dédiée soit menée depuis une mission spatiale située près de Vénus pour mieux cartographier ces menaces invisibles.
Un observateur basé près de Vénus pourrait fournir des possibilités cohérentes pour détecter et suivre ces corps célestes problématiques malgré les contraintes imposées par l’allongement solaire toujours présentes aux observations effectuées depuis la Terre.
Cette recherche rappelle donc l’importance cruciale d’améliorer nos systèmes actuels pour surveiller activement le ciel afin de protéger notre planète contre toute éventualité catastrophique liée aux impacts astroéditeurs.