Un homme de 42 ans a été inculpé et placé en détention provisoire après la mort d’Antoine de Massy, le petit-cousin du prince Albert II, retrouvé sans vie à Monaco le dimanche 25 octobre, à l’âge de 29 ans. Les causes probables du décès ont été dévoilées par le procureur général de la principauté.

Le corps du jeune homme a été découvert « dans un espace vert longeant le boulevard du Larvotto, derrière la Villa Sauber », selon Monaco-Matin. Petit-fils de la princesse Antoinette, sœur aînée du prince Rainier III, il est le fils du baron Christian de Massy et de Cécile Gelabale. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de sa mort.
Peu après la découverte, un individu a été arrêté après avoir été identifié sur des images de vidéosurveillance. Placé en garde à vue, il devait permettre de déterminer son rôle dans le décès.
Une chute de 13 mètres au cœur de l’enquête
Trois jours après la disparition d’Antoine de Massy, Stéphane Thibault, procureur général de Monaco, a fait le point sur l’enquête devant la presse. Selon lui, l’autopsie a révélé « une chute d’une hauteur de 13 mètres depuis le boulevard du Larvotto sur un terre-plein situé à l’arrière d’un immeuble ». Il reste toutefois à établir « le déroulé précis des faits ayant entraîné sa chute ».
L’AFP rapporte qu’une source a confié que le jeune homme avait « été vu sortir d’une boîte de nuit de la principauté en titubant dans la nuit de samedi à dimanche ». Il était soutenu par l’homme qui a ensuite été interpellé et placé en garde à vue.
Un homme inculpé pour homicide involontaire
Le procureur général a annoncé un rebondissement concernant l’individu arrêté au lendemain de la découverte du corps. Âgé de 42 ans, de nationalité ukrainienne et résidant à Monaco depuis trente ans, il a été inculpé pour « homicide involontaire » et « non-assistance à personne en danger », puis placé en détention provisoire.
Une information judiciaire a été ouverte et confiée à un juge d’instruction, qui doit poursuivre les investigations sur ces deux chefs. Le procureur a précisé que l’homme « a contesté les faits pendant sa garde à vue » et n’a pas souhaité répondre aux questions du juge.