Nous avons quitté nos emplois dans le pétrole pour voyager, et recommencer ailleurs est angoissant

Kelly Benthall, 54 ans, a décidé de quitter son emploi dans l’industrie pétrolière pour entamer une retraite anticipée avec son mari et parcourir le monde. Face à sa peur du voyage et du changement, elle a appris à gérer ses angoisses plutôt qu’à les fuir.

  • Kelly Benthall a quitté son emploi pour voyager.
  • Elle ressent de l'angoisse face au voyage et au changement.
  • Elle utilise des techniques pour gérer ses peurs, comme définir des scénarios et des solutions.
  • Elle insiste sur le fait qu'il faut gérer la peur plutôt que de l'attendre de disparaitre.

Nous avons quitté nos emplois dans le pétrole pour voyager, et recommencer ailleurs est angoissant

Gérer le risque de retraite

L’année dernière, Kelly Benthall et son mari Nigel ont pris une décision audacieuse : ils ont quitté leurs emplois respectifs pour voyager à travers le monde. Si beaucoup les considèrent comme intrépides, Kelly confesse ne pas se sentir ainsi. En effet, elle explique être « un chat total effrayant », n’ayant pas grandi en voyageant mais plutôt faisant des visites chez des proches en Ohio.

La transition vers la retraite a suscité des angoisses importantes chez Kelly. Les questions telles que « Et si nous manquions d’argent ? » ou « Et si quelque chose arrivait à nos enfants pendant que nous sommes partis ? » l’ont hantée.

Elle partage également que vivre en état d’alerte constant a été le résultat de sa carrière dans la gestion des risques. L’idée même de tout abandonner pour explorer l’inconnu lui semblait cauchemardesque.

Mettre l’outil au travail

Kelly affirme avoir découvert un outil précieux face à ses peurs en 2022 : apprendre à nommer ses craintes. Plutôt que de fixer des objectifs traditionnellement définis, elle propose de définir un scénario catastrophe par rapport aux voyages et d’examiner ensuite trois questions :

  1. Comment pourrais-je l’empêcher ?
  2. Que ferais-je si cela se produisait ?
  3. Quel est le coût de ne rien faire ?

Cette méthode lui permet finalement d’évaluer ce qu’il lui en coûterait de rester immobilisée par la peur.

Elle admet avoir déjà utilisé ces techniques auparavant sans même les qualifier ainsi : pour rassurer son fils après des événements traumatisants ou lors de stress liés au travail.

Aujourd’hui encore, malgré un an passé sur la route, Kelly ressent toujours une certaine anxiété lorsqu’elle arrive dans un nouvel endroit.

Ne jamais se sentir prêt

Revenant sur son parcours, Kelly souligne qu’elle n’est pas une personne naturellement aventureuse mais quelqu’un qui s’est lassée de laisser la peur dicter ses décisions. Elle insiste sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’attendre que la peur disparaisse avant d’agir.

Pour elle, la clé réside dans la capacité à gérer cette peur, ce qui a transformé sa manière d’aborder chaque nouvelle expérience depuis leur départ en retraite anticipée.

Ainsi, elle conclut avec conviction : « C’est en gérant la peur – au lieu d’attendre qu’elle disparaisse – que j’ai tout changé ». Un message fort qui inspire ceux qui hésitent encore à franchir le cap du changement radical dans leur vie professionnelle ou personnelle.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.