Le BHV demande à être placé en redressement judiciaire

Le grand magasin parisien BHV Marais, qui a connu de nombreux revers ces derniers mois, a annoncé demander son placement en redressement judiciaire « pour sécuriser son plan de relance » et « préserver l’activité et l’emploi ». Son président, Karl-Stéphane Cottendin, accuse le bailleur du BHV de ne pas avoir versé les indemnités dues en échange de la restitution de la moitié des murs du magasin.

Le BHV demande à être placé en redressement judiciaire

Une longue descente

En novembre 2023, le groupe Galeries Lafayette avait cédé le Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV) de Paris à la petite foncière d’origine lyonnaise Société des Grands Magasins (SGM). Les ventes étaient alors déjà à la baisse, en raison des difficultés de circulation rue de Rivoli, où se trouve le BHV, ce qui entraînait une réduction du flux de touristes et de travailleurs dans le centre-ville de la capitale.

Le rez-de-chaussée du magasin avait rouvert mi-septembre, alors qu’il avait été déserté par ses fournisseurs en raison d’impayés et d’un partenariat controversé avec le géant asiatique Shein. Environ 150 personnes s’étaient rassemblées dès le lendemain de cette réouverture, à l’appel de l’intersyndicale, qui accusait la direction de « couler » l’institution parisienne malgré un plan de relance.

L’établissement avait par ailleurs été revendu à perte, en juin, par la SGM de Frédéric Merlin à certains de ses dirigeants.

Des inquiétudes à la mairie

Le 12 octobre, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait exprimé de « grandes inquiétudes » sur le devenir du BHV et de ses salariés. Lors d’une conférence sur les tendances du commerce parisien, l’élu socialiste a déclaré : « Je suis le dossier comme le lait sur le feu, nous avons les plus grandes inquiétudes sur ce qui s’y passe, y compris sur le manque de transparence ». Il a ajouté : « Je commence à nourrir des inquiétudes sur la solidité financière réelle de l’exploitant actuel du BHV ».

L’inspection du travail suspectait l’établissement d’être en cessation de paiements, ce que contestait alors la direction.

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