Après une escale d’une journée à Ponta Delgada, sur l’île de Sao Miguel aux Açores, le grand voilier s’est élancé pour sa longue traversée. Le vendredi 16 octobre 2026, le quatrième jour de cette odyssée s’est ouvert sous un ciel lumineux.
- Le voilier sparse une traversée ambitieuse aux Açores.
- Les passagers profitent de repas raffinés, d'activités bien-être et de loisirs variés.
- Le vent devrait bientôt prendre seul le contrôle du navire, atteignant 14 nœuds.
- Une ambiance sophistiquée anime la vie à bord, entre détente et divertissement insolite.

Sur le pont 6, le petit-déjeuner se prend à la carte, au restaurant La Terrasse, l’une des cinq tables du navire. Le Raw Bowl, « élixir de longévité » imaginé par Déborah Passuti en collaboration avec le chef Yannick Alléno, qui a composé tous les menus du palace flottant, y est mis à l’honneur. Les œufs se savourent avec du caviar ou préparés façon Bénédicte, nappés d’une sauce hollandaise aérienne.
Les trois immenses voiles sont déployées, mais le navire s’aide encore du moteur. Les passagers espèrent voir les machines s’effacer bientôt pour laisser le vent dicter seul la route, un vœu « vite exaucé ». Le plus grand voilier du monde doit atteindre jusqu’à 14 nœuds.
Pendant que les haut-parleurs diffusent les consignes de sécurité destinées à l’équipage, les passagers, prévenus la veille, vaquent à leurs occupations. À midi, au comptoir de l’Encre, huîtres et crustacés se dégustent face à une mer aux teintes irisées. Près de la piscine, l’eau prend un bleu profond qui semble se confondre avec le bassin où l’on peut se baigner.
Bien-être, bibliothèque et soirée à bord
Les ateliers bien-être se succèdent. Au spa Guerlain, on apprend à purifier et à nettoyer sa peau, tandis que le bar de la bibliothèque dévoile les secrets d’une bonne hydratation. Dans la salle de cinéma, à la moquette épaisse inspirée des panneaux floraux en verre de Suzanne Lalique, les fauteuils de velours reproduisent ceux du train historique. Les amateurs de backgammon se défient dans la salle des cartes, ornée de deux mosaïques de l’artiste allemande Nicole Zäch qui évoquent les cartes astrales du XVIIe siècle.
Toutes les expériences imaginées par Maxime d’Angeac invitent au voyage, à la lenteur et à l’extrême raffinement. La bibliothèque, conçue comme un salon privé, abrite 1 500 livres sélectionnés avec la librairie Galignani à Paris, et l’intégrale d’Agatha Christie y trône en bonne place.
Les noctambules peuvent s’affronter aux fléchettes dans le yacht-club, goûter les Martini de Giovanni au Speakeasy, puis danser sur les sets électro de DJ John, sur le dance-floor du Wagon-Bar. La soirée compte aussi une guest star inattendue : un couple de grillons, installé à bord en passagers clandestins.