Changer d'emploi n'assure plus une hausse significative de salaire

Un tournant s’opère sur le marché du travail, où le changement d’emploi n’entraîne plus des augmentations de salaires aussi significatives qu’auparavant. Les données récentes montrent que la croissance salariale des employés qui changent de poste diminue, remettant en cause des notions bien ancrées depuis plusieurs années. Le déclin de la « grande démission » et une offre d’emploi moins dynamique affectent fortement le pouvoir de négociation des travailleurs.

  • Le changement d'emploi ne garantit plus des hausses de salaires significatives.
  • La rémunération médiane pour les changeurs de poste a diminué de 7,3% à 4,2%.
  • Cette tendance est liée à la fin du phénomène de « grande démission ».
  • Les professionnels technologiques, notamment, éprouvent ce phénomène avec des offres de salaires plus faibles.

Changer d’emploi n’assure plus une hausse significative de salaire

Le changement d’emploi ne garantit plus des hausses de salaires

D’après les dernières données fédérales, il semblerait qu’un changement d’emploi ne soit plus synonyme d’augmentation salariale substantielle. La rémunération médiane pour ceux qui ont changé de poste a chuté à 4,2% en février 2024, après un pic à 7,3% au début de l’année. Pendant ce temps, ceux qui sont restés dans leur emploi ont vu une baisse plus modérée, leur croissance salariale passant de 5,8% à 4,4%.

Cette situation contraste fortement avec le contexte post-pandémique où les commutateurs d’emploi profitaient généralement de gains supérieurs à ceux des « Stayers ». En juillet 2022, par exemple, ils enregistraient jusqu’à 2,6% de hausse comparativement aux salariés restés dans leur position.

La fin du phénomène de « grande démission » explique la baisse des salaires

Des experts analysent que ce ralentissement est lié à l’affaiblissement du phénomène connu sous le nom de « grande démission », une phase pendant laquelle un nombre record d’employés quittaient volontairement leurs postes. En effet, en 2021 seulement, environ 47 millions d’Américains avaient fait ce choix pour souvent obtenir un salaire meilleur ailleurs.

Nancy Vanden Houten souligne : « Les commutateurs d’emploi ont connu une prime salariale importante durant cette période parce que les employeurs faisaient face à des pénuries et offraient donc des salaires plus élevés pour attirer les talents ». Alors que la concurrence pour les travailleurs diminue et que l’inflation ralentit, le pouvoir négociateur revient en arrière.

Elise Gould ajoute : « Ce sentiment général mène souvent les gens à choisir la sécurité plutôt que la nouveauté » ; beaucoup craignent actuellement qu’avec tant de licenciements annoncés dans divers secteurs économiques, passer au travers pourrait s’avérer trop risqué.

Des professionnels technologiques éprouvent particulièrement ce phénomène

Dans le secteur technologique – souvent perçu comme florissant – on constate également cet affaiblissement salarial. Jim Harrington indique avoir remarqué lors de sa méthodique recherche d’un nouvel emploi sur 12 mois que même avec son expertise correspondant parfois aux moindres détails exigés par certains rôles rémunérés au-dessus de 200 000 $, il était confronté sans cesse à un fort contingent « qui propose dorénavant non pas moins mais bel et bien juste » avec seulement ensuite autour de 180 k$.

Ryan Essenburg a décidé quant à lui non seulement de suspendre ses recherches suite aux offres décevantes reçues – apportant une douleur existentielle tout entière – mais trouve aujourd’hui satisfaction après s’être tourné vers une façon ludique de coaching sportif.

Raymond Traylor témoigne avoir vécu également cette crise où sa propre position a été largement réduite, passant de plus de 100 000 dollars revenus annuels « à nouveau très humblement » avant finalement atterrir entre 3 000 et 5 000 mensuels là où elle était auparavant placée menacée de dépassement sans prioriser revenu retournement si pressurisé encore devient courant malgré progrès futur jugés excessifs potentiellement favorable subsister posons doute justifié aussi !

Avenir incertain pour la croissance salariale

Les prévisions concernant les augmentations futures ne sont guère encourageantes non plus. Le cabinet Willis Towers Watson estime qu’en moyenne, le salarié américain percevra une augmentation de salaire de 2,5% en 2024, un taux bien inférieur à celui observé ces dernières années.

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