Jesse Eisenberg parle de ce qui le rend le plus paranoïaque face à l'intelligence artificielle : il avoue également l'avoir testée

Jesse Eisenberg, qui a incarné le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg dans The Social Network, se montre très inquiet face à l’essor de l’**intelligence artificielle générative*

Jesse Eisenberg parle de ce qui le rend le plus paranoïaque face à l’intelligence artificielle : il avoue également l’avoir testée


  • dans le cinéma. L’acteur, scénariste et réalisateur, âgé de 43 ans, a exprimé ces craintes au micro d’un épisode de podcast aux côtés de Julianne Moore.

    Lors de cette émission de l’Awards Circuit de Variety, Eisenberg a expliqué que son angoisse est si profonde qu’il réalise régulièrement des tests discrets sur des modèles d’IA, afin de vérifier si les programmes commencent à rattraper les scénaristes humains.

    Des tests pour s’assurer que l’IA reste médiocre

    Reconnaissant être « totalement paranoïaque » à l’idée que la technologie s’invite dans la salle d’écriture, il soumet régulièrement des demandes de scénario aux systèmes d’IA. Son objectif n’est pas de trouver un bon texte, mais de se rassurer sur le fait que les résultats restent impossibles à regarder.

    « Je suis totalement paranoïaque. J’expérimente parfois avec l’IA pour voir si elle est bonne à l’écriture. Et ce n’est toujours pas le cas », a-t-il expliqué. « Je suis paranoïaque, alors je vérifie, et elle n’y arrive toujours pas. Dieu merci. Je lui demande d’écrire une scène comme celle-ci. Je teste simplement pour m’assurer qu’elle est mauvaise, et elle l’est toujours. »

    Si les résultats actuels le rassurent momentanément, la star de Now You See Me s’interroge sur le temps qui sépare encore les créateurs humains du moment où l’écart se refermera. « Je suis soulagé, mais, en gros, à quelle distance sommes-nous d’une IA capable d’écrire de bons scénarios ? », a-t-il demandé.

    Une crainte pour l’avenir du cinéma

    Pour les générations futures, Eisenberg redoute surtout un divertissement hyper-personnalisé, piloté par des algorithmes, qui remplacerait les séances de cinéma partagées en salle. Il a décrit une situation qui le dérange profondément.

    « À quelle distance sommes-nous d’un enfant qui met des lunettes et dit : “Je veux regarder un film sur moi où je braque une banque, puis j’embrasse la fille dont je suis amoureux à l’école. Voici des photos d’elle, voici des photos de moi”, avant d’appuyer sur lecture ? », a-t-il lancé. « J’ai peur de cela. »

    Cette menace intervient à un moment particulièrement productif de sa carrière. Après l’accueil reçu par son deuxième long-métrage, A Real Pain, l’artiste aux multiples casquettes est occupé à promouvoir son prochain film en tant que réalisateur, The Debut.

    Malgré ces inquiétudes, Eisenberg rejoint la conviction de sa partenaire Julianne Moore : la créativité humaine brute et l’expérience partagée de la salle de cinéma peuvent résister à la révolution technologique. « Les esprits créatifs trouveront des moyens de nous divertir, de nous émerveiller et de parler des choses d’une façon que les ordinateurs ne sauront peut-être pas faire », a-t-il ajouté. « Les gens veulent être dans la même pièce que d’autres, à regarder et écouter des histoires. Ce qui m’inquiète, c’est de savoir si nous pourrons encore en vivre. Je n’en suis pas sûr à 100 %. »

  • Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.