Ce véritable nanar aquatique reçoit une critique sans concession

« Englouti », de Brian Duffield, avec Austin Abrams, Josh Brolin et Elisabeth Shue, reçoit la note de 1 sur 5 dans la critique de Paris Match. Un an après que son père, condamné par un cancer, s’est jeté à l’eau pour reposer au fond de l’océan, Jay plonge à son tour afin de retrouver au moins un os du défunt. Ce projet hasardeux se solde par la rencontre d’un cachalot qui avale le fils tout cru.

Ce véritable nanar aquatique reçoit une critique sans concession

Selon la critique, l’estomac du cétacé est plus petit qu’une cabine de douche dans un hôtel Formule 1, si bien qu’il n’y a aucune chance d’y croiser Jonas ou Gepetto. Le journal estime que la première et unique qualité du film réside dans son affiche, qui promet un spectacle anxiogène et étouffant, à l’image de « Phone Game », avec Colin Farrell dans une cabine téléphonique, et de « Buried », avec Ryan Reynolds dans un cercueil.

Une affiche sans suite à l’écran

Le héros est incarné par Austin Abrams, connu pour la série « Euphoria », dont le charisme, selon la critique, est « proche de celui d’une huître ». Le personnage passe d’un estomac à l’autre, le cachalot en possédant deux. Dans le premier, censé broyer les aliments grâce à ses parois musclées, il se remémore les cours de plongée que lui donnait son père. Dans le second, où la nourriture est dissoute par les sucs gastriques, il repense aux leçons de vie que son père lui assénait. Il revient ensuite dans le premier estomac, où il se souvient de la colère de son père contre une société qui « part à vau-l’eau ». Ces ressorts dramatiques sont comparés par la critique aux rebondissements d’une partie de solitaire.

Un scénario et une distribution critiqués

Le livre dont est tiré le scénario comporterait une bonne soixantaine de flashbacks. La critique salue le fait que le scénariste en ait coupé, tout en regrettant qu’il n’ait pas tout supprimé. Le traitement du deuil et des relations conflictuelles entre le fils et le père est jugé « aussi délicat qu’un tsunami dans un pédiluve ».

Le point que la critique qualifie d' »impardonnable » concerne la présence annoncée d’Elisabeth Shue, qualifiée d' »actrice passionnante et passionnée », citant notamment « Karaté Kid », « Leaving Las Vegas » et « Hollow Man ». Son rôle se trouve ici réduit à « une peau de chagrin ». La critique affirme que, si l’actrice s’était retrouvée coincée dans les entrailles du cétacé, le spectateur se serait tout autant ennuyé, mais avec plaisir.

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