Dans le « Telegraph », Iuliia Mendel, ancienne porte-parole du président ukrainien, s’en prend vivement à Volodymyr Zelensky. Elle va jusqu’à estimer que le pays doit se rendre.
- Iuliia Mendel critique violemment Zelensky, estimant que le pays devrait se rendre.
- Elle accuse Zelensky de bloquer la paix et partage une vision différente de celle qu'elle avait auparavant.
- Elle la qualifie d'autocrate, dénonce l'absence démocratique et propose d'abandonner le Donbass et de renoncer à l'Otan.
- Elle pense que la voie vers la paix sera difficile mais essentielle malgré toutes les controverses.

Pour la cinquième année consécutive, les forces ukrainiennes doivent résister à la Russie et à l’hiver. La guerre se poursuit et, malgré les déclarations de Donald Trump, aucune issue ne semble se dessiner, ou alors une issue qui ne serait pas positive pour le pays. Le président américain menace le dirigeant ukrainien et le rend responsable de l’enlisement du conflit. Dans le « Telegraph », Iuliia Mendel juge Volodymyr Zelensky « plus grand obstacle à la paix« .
Entre 2019 et 2021, elle a été la porte-parole du président ukrainien. Elle expliquait alors qu’il avait redonné espoir à l’Ukraine, le décrivant dans un livre comme « une bouffée d’air frais ». Son discours a totalement changé, ce qui interroge au regard de sa virulence contre celui qui incarne la résistance à Vladimir Poutine. A-t-elle basculé du côté de Moscou ? « Je ne suis pas une espionne russe. Je n’ai aucun lien avec la Russie. Je veux simplement que l’Ukraine se rende », répond-elle.
Elle estime que Zelensky porte « la même responsabilité dans cette guerre que Poutine » : « Peut-être 60/40, Zelensky 40 % et Poutine 60 % ». Du côté de Kiev, la présidence ukrainienne réfute ces accusations. Selon elle, « ses déclarations ne reflètent que ses propres fantasmes et les intérêts de ceux qui financent son train de vie en Amérique et en Europe ». Elle rappelle également que Mendel « n’a jamais eu accès à des informations sur la guerre ou sur la manière dont les décisions sont prises au sein de la présidence ».
Démocratie, Donbass et Otan
L’une de ses attaques porte sur l’attitude supposée de Zelensky, qu’elle juge « autocrate ». « Le problème, c’est qu’il n’y a définitivement plus de démocratie », dénonce-t-elle, lui reprochant de ne pas vouloir organiser d’élection. Dans le « Telegraph », elle se décrit comme « une réaliste ». Selon elle, le Donbass doit être abandonné et l’Ukraine doit renoncer à adhérer à l’Otan.
« Nous ne pouvons pas continuer à mourir pour l’idée très hypothétique d’intégrer l’Otan », affirme-t-elle. Elle conclut : « Le chemin vers la paix n’est pas facile… sera très controversé, très difficile, plein d’accusations, de critiques… Mais le plus important est d’emprunter ce chemin. »