Les chauffeurs Uber patientent longtemps à LAX : raisons du temps d'attente élevé

Chauffeurs d’Uber et Lyft à LAX : des conditions de travail difficiles dans un marché en déclin

  • À LAX, les chauffeurs d'Uber et Lyft subissent des conditions de travail difficiles avec des attentes longues et des revenus en baisse.
  • Veronica Hernandez a attendu une heure et demie pour obtenir sa première course.
  • Les revenus des chauffeurs d'Uber ont diminué de 3,4% l'année dernière, tandis que ceux de Lyft ont baissé de 21% depuis 2021.
  • Le système lax-it complique la vie des chauffeurs en proposant des trajets peu rémunérateurs.

Les chauffeurs Uber patientent longtemps à LAX : raisons du temps d’attente élevé

À l’aéroport international de Los Angeles (LAX), la situation des chauffeurs d’Uber et de Lyft reste préoccupante. Longues attentes, revenus en baisse et conditions de travail dégradées illustrent une réalité difficile pour ces travailleurs indépendants, malgré une demande qui semble croissante.

Une attente interminable

Dans la nuit du mardi récent, dès 5 heures du matin, des centaines de chauffeurs d’Uber et de Lyft ont commencé à former une longue file d’attente près de LAX, surnommée « le stylo ». Ce lieu est désigné formellement pour jumeler les passagers avec leurs conducteurs mais se révèle être source d’angoisse. Veronica Hernandez, 50 ans, a vu son temps d’attente atteindre une heure et demie avant d’obtenir sa première course.

Des revenus en chute libre

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’année dernière, les conducteurs d’Uber ont généré un revenu brut moyen hebdomadaire de 513 $, soit une baisse de 3,4% par rapport à l’année précédente. À titre comparatif, les chauffeurs à Los Angeles subissent une diminution de 21% des revenus horaires depuis 2021. Veronica Hernandez témoigne : « C’était un moyen réel de gagner de l’argent. Maintenant, vous pouvez à peine survivre dessus ».

Un système problématique

Implémenté en 2019 pour réduire le trafic au terminal d’arrivée, le système lax-it projette les chargements plus loin du terminal principal. Les passagers doivent marcher ou prendre une navette jusqu’à ce site où ils sont récupérés par les chauffeurs. Cependant, cette configuration complique davantage la vie des travailleurs qui font face à un taux élevé de refus pour des trajets peu rémunérateurs. Sergio Avedian a remarqué que certains trajets lui étaient proposés alors qu’il attendait dans « le stylo », mais les tarifs étaient jugés inacceptables : entre 9,87 $ pour un trajet de 13 miles ou encore 19,97 $ pour un trajet plus long. La frustration est palpable parmi ces professionnels.

La durée n’égale pas toujours la qualité

Pamela Gomez résume cela ainsi : « Le temps perdu fait partie du quotidien pour ces chauffeurs indépendants ».

Promesses floues

Le problème ne passe pas inaperçu auprès des plateformes concernées. Uber reconnaît avoir constaté sous leurs marges mais justifie cela par l’augmentation égale du coût des assurances qui pèse lourdement sur chaque course effectuée. Meghan Casserly indique que la société travaille avec LAX sur un projet comportant notamment un nouveau box dédié aux chauffeurs au sein du futur chantier estimé à 5 milliard $, impliquant également l’implantation rapide d’un rail léger entre les terminaux. Qualifiant son service actuel comme étant « à améliorer », CJ Macklin chez Lyft exprime tout autant leur engagement non dénué d’aspect commercial : « Nous sommes ravis. » Tout cela laisse envisager peut-être optimisme tout en soulevant scepticismes sur résultats concrets futurs. Avec ses deux enfants âgés respectivement de 25 et 26 ans qui balancent entre aides précaires et économies incertaines via plateforme « donnant » initialement tant d’espoir ; Veronica finit par entrer enfin dans sa voiture après avoir accepté sa toute dernière course vers Montebello pour seulement 28 $, preuve qu’un chemin ardu s’étend encore devant elle avec impératif de nourrir sa famille quoi qu’il arrive.