Après plusieurs décennies de coloration, une femme raconte avoir décidé de laisser ses cheveux grisonner. Dans un témoignage publié par Business Insider, elle estime avoir dépensé environ 26 000 dollars en teintures et retouches. Elle a finalement renoncé après avoir rencontré des femmes de son âge aux cheveux naturellement beaux.

Sa mère avait une chevelure admirée dans la famille, « d’un rouge profond et riche, plus proche du bordeaux que de la carotte ». Trois de ses quatre grands-parents étaient roux, et elle a hérité d’une nuance châtain très foncé, comme ses cousins. Le sujet des cheveux revenait souvent dans la famille, surtout pour sa mère, qui affirmait que les siens ne grisonnaient pas, alors que les premiers fils argentés apparaissaient sur la tête de la narratrice au début de la quarantaine.
Ses nouvelles mèches plus claires ne la dérangeaient pas. Elle les trouvait même agréables, car elles donnaient du relief à son brun uniforme. Jusqu’au jour où elle a regardé une photo d’elle et y a vu « une femme triste et fatiguée ».
Une coloration par curiosité
À 42 ans, elle élève seule cinq enfants, âgés de 8 mois à 16 ans. Peut-être était-ce la fatigue, à moins que ce ne soit simplement une question de génétique, son père ayant commencé à grisonner à la fin de la trentaine. Quelle qu’en soit la raison, elle a renoncé à son refus de vieillir naturellement et s’est lancée dans la coloration, par curiosité pour le procédé et pour le résultat.
Pendant des années, elle a pris rendez-vous toutes les six semaines chez le coiffeur, pour des colorations et des retouches. Elle estime avoir dépensé environ 26 000 dollars sur l’ensemble de ces décennies. Pourtant, la couleur ne lui a jamais semblé authentique. À chaque visite, elle demandait à sa coiffeuse de lui dire franchement quand elle serait trop âgée pour continuer. Elle écrit qu’il n’y a « rien de moins séduisant qu’une femme plus âgée avec une tête pleine de cheveux d’un brun anormalement foncé ».
Des cheveux qui paraissaient artificiels
Sur les photos de famille, elle détestait l’aspect artificiel de sa chevelure. Les autres avaient un brun doux, tandis que le sien paraissait dur.
Elle a d’abord envisagé de laisser quelques mèches grises autour du visage. Sa coiffeuse l’a trouvée folle. Elles ont donc testé différentes formules, sans que l’autrice soit satisfaite.
Plusieurs événements l’ont finalement poussée à arrêter. Sa coiffeuse a d’abord augmenté le prix d’une coupe et d’une couleur, qui atteint désormais 200 dollars. Elle a ensuite rencontré un groupe de femmes de son âge qui ne se teignaient pas les cheveux. « Elles étaient magnifiques! » Une avait les cheveux lâchés en longues vagues, une autre les laissait boucler naturellement, et une troisième portait un carré plongeant. « Elles avaient fière allure. »
S’inspirant de ces nouvelles amies, elle a quitté sa coiffeuse et a décidé d’assumer ses cheveux gris. Le processus est lent et nécessite encore quelques interventions chimiques, mais elle en profite. Les derniers cheveux foncés ont perdu leur teinte artificielle, remplacés par un mélange de blanc, de gris et un peu de brun. Sa nouvelle coiffeuse lui a assuré qu’elle pourrait toujours revenir à la coloration si le résultat ne lui plaisait pas, mais elle ne pense pas le faire.
Quant à la chevelure de sa mère, qui n’aurait jamais grisonné, l’autrice affirme que ce n’était pas vrai. Après le décès de sa mère, elle a trouvé « des boîtes et des boîtes » de teinture Living Color dans sa salle de bain. Elle pense qu’elle serait « magnifique » avec des cheveux naturellement gris.