Les parallèles entre Donald Trump et Liz Truss, l’ancienne Première ministre britannique, deviennent de plus en plus évidents. Après des mesures controversées sur les impôts, le marché des obligations a été perturbé dans les deux cas. Alors que les rendements des bons du Trésor américains augmentent, la possibilité d’une crise similaire à celle de la Grande-Bretagne en 2022 suscite des inquiétudes.
- Donald Trump et Liz Truss partagent des décisions économiques controversées.
- La réduction d'impôts de Truss a conduit à une crise sur le marché obligataire en 2022.
- Les rendements des obligations américaines augmentent, suscitant des inquiétudes.
- Les politiques de Trump affectent le statut du marché obligataire américain.

Les similitudes croissantes entre Donald Trump et Liz Truss
L’ancien président américain Donald Trump et l’ancienne Première ministre britannique Liz Truss partagent un parcours politique marqué par des décisions économiques critiquées. En 2022, Liz Truss avait proposé une réduction d’impôts généralisée financée par de lourds emprunts gouvernementaux, ce qui a amorcé une chute dramatique sur le marché. Cette turbulence a suscité des craintes d’une crise de crédit, forçant son gouvernement à annuler certaines propositions.
Augmentation préoccupante des rendements obligataires aux États-Unis
Récemment, les rendements des bons du Trésor américain ont enregistré une hausse notable. Mercredi dernier, après l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs imposés par Trump, notamment une augmentation supérieure à 100% sur certains produits chinois, le rendement des obligations à 10 ans a atteint 4,5% contre environ 3,9% quelques jours auparavant. De plus, celui des obligations à 30 ans a brièvement dépassé les 5%.
Réactions du marché face aux politiques de Trump
Cette situation devient préoccupante car bien que les rendements restent généralement inférieurs à ceux observés sous la présidence de Trump précédemment, il existe un risque d’effondrement du statut traditionnel du marché obligataire américain comme refuge pour investisseurs. La réaction immédiate après l’annonce tarifaire a montré que même si le marché boursier reculait et le dollar perdait sa valeur, les rendements obligatoires continuaient leur ascension. Cela témoigne tant d’attentes liées au ralentissement économique que d’un changement dans la perception du caractère safe-haven dévolu aux bons du Trésor américain.
Des conséquences politiques potentiellement dangereuses pour la Réserve fédérale
Une potentialité qui suscite débat sur l’efficacité actuelle et future de ces entités.
L’avenir incertain face aux crises économiques passées
Dans le cas britannique ayant concerné Liz Truss lorsque ses mesures fiscales ont débouché sur un chaos financier, elle fut contrainte d’annuler ses propositions fiscales ; cela ne lui sauvant néanmoins pas sa crédibilité ou durée au pouvoir puisqu’elle dut démissionner après seulement 44 jours en fonction. À l’inverse, Donald Trump montre peu ou pas d’indication qu’il envisageait un retour en arrière concernant ces nouvelles taxes avec peu voire aucune pression politique apparentant vers ce but.
Cet ensemble souligne non seulement l’interconnexion croissante entre leurs gouvernances respectives mais aussi le risque potentiel pesant aujourd’hui tant sur l’économie américaine que mondiale face à leurs approches divergentes mais troublablement similaires envers la fiscalité et les marchés financiers.